jeudi 12 novembre 2009

Moteur Renault-SNECMA 12T


(photo collection privée Xavier Cotton)

Ce moteur Renault-SNECMA 12T est exposé au Musée Européen de l'Aviation de Chasse à  Montélimar. Voici ce qu'on peut lire sur la fiche qui y est associé " Le moteur allemand Argus AS411-TA de 580 CV a été produit par Renault pendant l'occupation allemande; sa fabrication est reprise  par la SNECMA en 1946 sous le nom de SNECMA 12S.
En 1955 une modification du compresseur et de nouveaux pistons augmentent sa puissance à 600 CV. Le 12T sera produit jusqu'en 1958."
C'est un moteur en V inversé de 12 cylindres pour 12 litres de cylindrée. Près de 3000 moteurs 12S et 12T ont été produits. Ils équipent la série de MD 311, 312, 315 Flamant.

lundi 9 novembre 2009

Piaggo P180 Avanti


(photo collection privée Xavier Cotton)

Sur le parking de Cannes ce jour là, Il y avait 3 Piaggo P180 Avanti, dont le D-IZZY (c/n 1034). On le voit assez souvent sur nos secteurs de contrôle au CRNA-Est. Cet avion biturbopropulseur a une configuration peu classique  d'une part à cause de ses deux moteurs qui sont utilisés en propulsion et d'autre part de ses trois surfaces portantes , l'aile avant, l'aile principale et l'empennage porteur. L'architecture "trois plans  à portance positives" est la solution retenue pour éviter la perte de volume habitable causée par le passage du longeron de l'aile en cabine. Grâce à l'aile avant, le longeron de l'aile peut être reculé en arrière de la cabine.
Le P180 Avanti est pressurisé et peut emmener 7 passagers en plus des deux pilotes, ceci à une vitesse comprise entre 600 et 670 km/h sur une distance de 1400 NM (environ 2590km) le tout au FL350 (10 600M)

dimanche 8 novembre 2009

Bichette à Cannes Mandelieu

 
(photo collection Xavier Cotton)
Ce Beechcraft E18S (c/n BA-184) surnommé affectueusement "Bichette" est exposé à l'entrée de l'aéroport de Cannes-Mandelieu, semble t-il depuis 1990. Sur la carlingue, on peut encore lire la trace d'une immatriculation de décoration F-BCCI (CCI : Chambre de Commerce et d'Industrie). Selon les sources Internet cet avion aurait été immatriculé F-BUOP ou F-BUAP mais selon le registre de l'aviation civile, ces deux immatriculations correspondent respectivement à un Dornier DO27 et un Airbus A300. L'aéroport de Cannes l'a racheté pour presque rien à la Force Aérienne du Niger où il servait à la formation des pilotes sous l'immatriculation 5U-MAP. Depuis ce temps on a pu le voir peint sous différentes livrées, mais combien de temps résistera t-il aux intempéries avant d'être ferraillé. Il aurait certainement une meilleure place à l'abri dans un musée aéronautique.

vendredi 6 novembre 2009

Ancienne Caravelle III du CEV


(photo collection privée Xavier Cotton)

Cette Caravelle III SE210  n° 116 produite par Sud Aviation a fait son 1er vol le 19 février 1962. Elle fut livrée à FINNAIR sous l'immatriculation OH-LED "Sinipiika" le 23 février 1962. Pour des raisons que je ne connais pas elles est rendue à Sud Aviation le 20 octobre 1964.
Elle est ensuite vendu au CEV (Centre d'Essai en Vol)  le 1er décembre 1964 pour être basée  à Brétigny avec l'immatriculation F-ZACE. Elle a permis de mettre au point de nombreux équipements destinés à Concorde ou aux Airbus, et a beaucoup volé dans le cadre de missions à caractère scientifique ou technique.

Le dernier vol d'une Caravelle française a eu lieu le 14 février 1998 lorsque elle a rejoint Istre depuis Brétigny avec un passage basse altitude, train sorti au dessus de l'aérodrome de Montélimar-Ancône (LFLQ). Elle a été ensuite démontée par les membres du musée européen de l'avion de chasse à Montélimar : http://www.meacmtl.com/ puis rapatriée par voie routière à Montélimar au printemps 2000. On peut visiter l'intérieur. Elle appartient au Musée de L'air et de l'Espace. Plus aucune Caravelle au monde ne vole depuis 2006

jeudi 5 novembre 2009

DC3 N49AG au salon du Bourget 2009


(photo collection privée Xavier Cotton)

Évènement exceptionnel au salon du Bourget 2009 , 3 DC3 sur la douzaine qui sont en état de vol  en Europe étaient présents : le F-AZTE au couleurs d'Air France de 1946 d'un coté et KLM de l'autre coté, le HB-IRJ de Breitling et sur la photo ci-dessus le N49AG (c/n 11737).
Ce DC3 a été exploité par une société appelée Air Dakota pour faire des vols pour passagers nostalgiques. L'avion est arrivé le 27 mars 1996 d'une compagnie du Mali. Les vols ont commencé l'été suivant, l'avion  était repeint dans l'ancienne décoration de la Belgium Air Force avec une fausse immatriculation OT-CWG, pour célébrer les 50 ans de la B.A.F.
Officiellement il est resté inscrit au registre des USA  car les Autorités de l'Aviation Civile Belge refusait d'accorder une licence de transport à un ex-avion militaire même reconverti en avion civil
Les vols se sont arrêtés en novembre 1998, l'avion inutilisé a été entreposé dans l'ex-hangar de TEA au  nord de l'aéroport de Bruxelles. Ce hangar n'étant pas très hermétique, les pigeons pouvaient facilement entrer. Inutile de vous dire que l'avion a bientôt été couvert de fientes et semblait abandonné...

Dans ces conditions Air Dakota a refusé de payer le loyer pour le hangar. finalement le DC-3  a été stocké à l'extérieur sur le parking. Entre-temps, pendant des essais moteur, un des deux moteur est tombé en panne, donc l'avion ne pouvait plus quitter Bruxelles.
Il fut finalement mis en vente en 2002. Une société Basée au Royaume Uni, a réparé le moteur et a rendu l'avion de nouveau "navigable". Le BCAA a publié un Certificat limité de Navigabilité (CoA) permettant au DC3 N49AG d'être convoyé sur Paris-Orly et livré a son  nouveau propriétaire.

Aujourd'hui, a priori, il est toujours basé à Orly et en état de vol.

mercredi 4 novembre 2009

Tour de Contrôle de Cannes-Mandelieu


(photo collection privée Xavier Cotton)

Certains font collection de timbres, de cartes postales, de montres, alors pourquoi pas de photos de tours de contrôle? Voici celle de l'aéroport de Cannes-Mandelieu (LFMD)

jeudi 22 octobre 2009

Le Blériot XI de la traversée de la Manche au Musée des Arts et Métiers


(photo collection privée Xavier Cotton)

Cet avion est "Le Blériot XI" avec lequel Louis Blériot à réussi la traversée de la manche le 25 juillet 1909. Après cet exploit, le Blériot XI de la traversée est transporté de Douvres à Londres où il reste exposé plusieurs jours dans le grand magasin "Selfridges" d'Oxford Street. L'appareil est ensuite rapporté en France et après avoir été exposé pendant plusieurs jours devant le siège du journal "Le Matin", boulevard Poissonnière, Il est acheté par le  journal et offert à l'État pour être exposé au Musée de Arts et Métiers. Entré dans ce lieux le 13 octobre 1909,voici un siècle qu'il y est toujours conservé .
L'exposition sur le thème traversée de la Manche  qui se situe au Musée des Arts et Métiers est prolongée exceptionnellement jusqu'au 1er novembre 2010, voir le programme sur le site du Musée des Arts et Métiers : L'avion de l'exploit. 1909, Louis Blériot Traverse la Manche 



mercredi 21 octobre 2009

Passion pour l'aviation optimisé pour Smartphone et iPhone



Petit rappel : depuis un an environ vous pouvez accéder,depuis votre Smartphone, votre iPhone ou votre iTouch à une version allégée  "passion pour l'aviation" à l'adresse suivante : http://passiondesavions.mofuse.mobi/

mardi 20 octobre 2009

TBM 3E Avenger F-AZJA




 (photo collection privée Xavier Cotton)

J'ai pris en photo ce TBM 3E Avenger en 1994 lors du salon "Les Ailes de Légende" sur le tarmac du Bourget. Immatriculé F-AZJA (sn 85869), il appartient à l'Association des Mécaniciens Pilotes d'Aéronefs Anciens et est basé à Meulun-Villaroche (LFPM). L'A.M.P.A.A. le reçu au Havre en septembre 1989 où il est arrivé par bateau.
L’Avenger est un avion torpilleur embarqué sur porte-avions. Conçu par GRUMMAN aux USA, le prototype fit son premier vol en 1941. Il fut produit en série l’année suivante afin de répondre à l’agression nipponne qui avait anéantie la flotte américaine à PEARL HARBOR.

C’est sur un appareil de ce type que Georges BUSH, ancien président des USA, fut abattu 3 fois en tant que pilote de l’US NAVY.

Pour plus d'éléments sur l'historique de L’AVENGER dont dispose l’A.M.P.A.A, aller voir leur site : http://www.ampaa.fr/presentation/



lundi 19 octobre 2009

Un MS317 reprend vie en Belgique


(photo collection privée Yves Dumortier)


Voici le MS 317 OO-JUL qui démarre du premier coup après cinq ans d'immobilisation dans un hangar.
Pour l'histoire, c'est l'ex F-BFZO (cn 276) qui a appartenu au SALS (Service de l'Aviation Légère et Sportive) à partir de 1951, puis comme remorqueur de planeur à la Fédération Française de Vol à Voile jusqu'en 1972, à l'aéroclub les ailes Montluçonnaises jusqu'en 1982, à Jean Salis jusqu'en 1987 et enfin revendu en Belgique, Depuis 10 ans Yves Dumortier, travaille sur la restauration de ce Morane-Saulnier 317, Il vient de recevoir l'autorisation de l'immatriculer OO-JUL. Yves compte bientôt le convoyer à Maubeuge où il ira rejoindre le Stampe (OO-MON) et le Polikarpov Po-2 (F-AZPN).

vendredi 16 octobre 2009

Capitaine Jacques Estienne et l'Escadrille du Calao

(photo collection privée Bernard de Nerville)
Capitaine Jacques Estienne, pilote de Loire 130 à l'Escadrille du Calao en 1944 à la base de Wat Chay dans la baie d'Along

L'armée de l'Air n'a mis en œuvre que deux unités équipée d'hydravions : l'une d'elles était L’escadrille du Calao créee par la Marine en 1930 puis cédée aux aviateurs en 1933, et qui devait avoir une fin tragique en mars 1945, au moment du coup de force japonais contre l'Indochine.
l'Escadrille du Calao ou Escadrille du Donaï fut équipée de CAMS 37, CAMS 53, F.B.A 17 HL 2 et pour finir de LOIRE 130.
Le Général Barthélemy retrace cette épopée dans un livre paru en 1976 aux Edition France-Empire "L’escadrille du Calao "
Pages 144-147, on peut lire"Au début de février, l'escadrille avait été scindée en deux groupes : Le capitaine Vouzellaud s'était vu attribué deux potez 25 et était partie à l'Ouest-nord ouest de Hanoï sur le terrain de Son La.....Le capitaine Estienne avait alors pris le commandement de la base de Watchay pour y poursuivre le travail normal dévolu à l'escadrille, c'est à dire l'appui des troupes de l'infanterie coloniale dans la région côtière. Brusquement la situation devient dramatique. Le 9 mars au matin l'armée japonaise déclenche une attaque sur Hanoï, Haïphong et Lang Son. La base de Watchay est dans l'ignorance totale de ces évènements quand à 17 heures, lui arrive de Hanoï l'ordre de détruire le matériel volant et de se porter à 80 kilomètres au nord-ouest avec ses armes et tout son personnel, sur une position tenue par l'infanterie coloniale..... ..... le capitaine Estienne, issu d'une vieille famille de militaires et de marins (il était le fils du contre-amiral Estienne) appartenant à la première promotion de l'école de l'Air connaissait le sens du mot "discipline"... ....il quitte la base le 10 mars à 3 heures avec son échelon roulant de quatre camions et une voiture légère et son personnel comprenant neuf sous-officiers et soixante dix tirailleurs indochinois. Le petit groupe arrive à Tien Yen vers 8 heures.......
.....Devenu fantassin avec sa petite troupe, le capitaine Estienne reçoit sa nouvelle mission du commandant de l'infanterie coloniale : couper le point le plus avancé de la ligne de résistance, "le Mamelon des Deux Arbres"...... .... Pendant trois jours et deux nuits les Japonais amplifient leurs attaques et le 13 mars au matin, ayant reçu d'importants renforts, ils parviennent à déborder au sud le "Mamelon de Deux Arbres", L'ordre de repli arrive alors au capitaine Estienne mais il est trop tard : Estienne ne se sent plus suffisamment appuyé pour décrocher avec succès. Il décide de tenir la position... .....Estienne tombe, frappé d'un coup de sabre, au moment où il lance une grenade.....il n'y aura pas de survivants à l'exception de quelques tirailleurs qui ont pu se cacher, blessés, sous les cadavres de leurs camarades."

Page 154, on peut lire l'allocution prononcée par le colonel Gauthier, commandant de l'école de l'Air lors de l'attribution du nom du capitaine Estienne à la promotion 59-61 de l'école de l'Air.

Voici la biographie du Capitaine Jacques Estienne, Parrain de la promotion 1959 de l'école de l'air, selon l'Association des Anciens Elèves de l'Ecole de l'Air.

"Jacques ESTIENNE est né le 19 janvier 1914. Entré à l'École de l'air le 4 novembre 1935, il participe aux opérations de 39-40 au sein de la 32ème escadre de bombardement. En avril 1941, il est affecté en Indochine à l'escadrille d'hydravions 1/CBS à Cat Lai, puis en février 1945 au commandement d'une section d'hydravions à Wat Chai. Le 9 mars 1945, au moment du coup de force japonais, il détruit sur ordre son matériel volant et rejoint avec ses hommes un groupe de résistance de l'infanterie coloniale. Attaqué par les Japonais, il trouve la mort le 10 mars au matin après trois jours de combats qui se terminent au corps à corps."

mercredi 14 octobre 2009

Kamov Ka-26

(photo collection privée Jean-Pierre Landais)

Cet hélicoptère, exposé sur l'aérodrome d'Anklam (EDCA) situé en ex-RDA , est un Kamov Ka-26 (Code OTAN : Hoodlum) immatriculé D-HOAG (cn 7705908)
le Kamov Ka-26 est un hélicoptère civil à rotors contrarotatifs coaxiaux conçu par la société russe Kamov (en russe Камов). Son développement a commencé en 1962. La compagnie Aeroflot était à la recherche d'un hélicoptère civil, léger et polyvalent, essentiellement pour effectuer des mission agricoles.
Kamov est spécialisée dans la conception d'hélicoptères dont la caractéristique principale est leurs rotors contrarotatifs coaxiaux qui permettent de faire l'économie d'un rotor anti-couple.

mardi 13 octobre 2009

De l'aide pour le Super Constellation F-BGNJ

(photo collection privée Alain Rabiller)

Il arrive parfois que l'on signe des pétitions sans savoir si il y aura du concret au bout.
Et bien, l'Amicale du Super Constellation et de son président Michel Beyssat tiennent à vous préciser que celle à laquelle vous avez participé n'aura pas été lancée en vain !

Nous avons été 3870 à ce jour à signer la pétition. Et après plus de 2 ans d'attente, nous avons maintenant la certitude et la confirmation que l'Amicale du Super Constellation pourra continuer la restauration du Super Constellation L1049-C c/n 4519 F-BGNJ dans un avenir très proche.

Il sera d'ailleurs enfin visible de près pour le plaisir de tous !

Mais vu les pluies qui sont tombées ces dernières semaines, une partie du terrain sur lequel le Constellation est obligé de passer pour arriver à sa future destination est rendue difficilement praticable.
Si l'avion n'est pas déplacé rapidement, vous imaginez bien qu'il est hors de question d'attendre encore 6 à 7 mois (voir même plus...) pour que le sol soit sec et à nouveau praticable!
Deux ans sous les intempéries l'ont considérablement endommagé, 7 mois de plus seraient vraiment catastrophiques.

Pour mener à bien ce transfert, nous recherchons donc d'URGENCE :

- tout système de désenlisement du type "plaques de désensablement US" (le constellation fait environ 25-30 tonnes)
- ou même pourquoi pas du Matériel d'amélioration de la traficabilité des sols (MATS) de l'armée : http://www.garnison-paris.terre.defense.gouv.fr/14juillet2009/materiels/vehicules-terrestres-mats.htm
- ou encore des systèmes de désenlisement d'aéronef : http://www.mobi-tapis-relevage-avion.com/appli_desenlisement.php

Si par hasard certains d'entre vous sont en relation avec des personnes susceptibles de fournir ce type de matériel ( armée, civil, ...) ou bien qui seraient à même de le proposer à l'Amicale du Super Constellation et leur venir en aide, contacter les : http://superconstellation-nantes.fr/

D'autres parts, les travaux de restauration sont encore important, comme par exemple la remise en état de l'intégralité de la cabine passagers + salons Parisien Spécial, sièges du poste de pilotages, ...etc,
Ces travaux demandent un budget considérable que l'Amicale seule ne peut prendre à sa charge.
C'est pourquoi l'amicale lance dès aujourd'hui un "Appel aux Dons" pour continuer à préserver et à restaurer le dernier exemplaire de Super Constellation aux couleurs Air France.

Pour cela, vous avez la possibilité de le faire depuis notre site internet à cette adresse: http://superconstellation-nantes.fr/
Vous trouverez un lien PAYPAL présent en bas de chaque page du site qui vous permettra de faire votre don directement en ligne.
Il n'y a pas de montant minimum, vous donnez ce que vous voulez, paiement par compte Paypal ou Carte Bancaire (transaction ssl sécurisée).

Pour ceux qui le souhaitent, par chèque, en envoyant vos dons à cette adresse:

AMICALE DU SUPER CONSTELLATION
Aéroport de Nantes-Atlantique
Case Postale 60
44340 BOUGUENAIS

Les industriels ou organismes qui souhaiteraient devenir partenaire financier de ce projet peuvent aussi nous contacter à cette adresse: partenaire@superconstellation-nantes.fr

mercredi 7 octobre 2009

Histoire de la "Crevette" Air France

(photo collection privée Xavier Cotton)


La "Crevette" comme est elle est affectueusement surnommée est le symbole d'Air France depuis sa création en 1934 . Elle est ici, à l'avant du DC3 F-AZTE (F-BBBE) peint à aux anciennes couleurs de la compagnie de 1946.

La légende voudrait que Maurice Noguès se souvint de sa longue observation des hippocampes en méditerranée après un amerrissage forcé (octobre 1927 Naples), quand il venu le temps de choisir un emblème pour Air orient : Cet hippocampe est constitué de la tête de Pégase et de la queue du dragon d’Annam symbolisant la puissance et le vol dans les airs. L'hippocampe rappelant le milieu marin dans lequel évolue les hydravions.
Mais pour en savoir plus sur la création de " La Crevette " et son adoption par Air France, je vous recommande vivement de lire l'article du site : aviatechno.free.fr

Air France, née de la fusion de quatre compagnies de transport aérien dont Air Orient, a officiellement adopté le sigle de l'hippocampe ("La Crevette") en octobre 1933. en substituant les lettres "AF" aux lettres "AO" d'Air Orient Celui-ci avait été déposé le 21 janvier 1932 par Air Orient (créée le 8 juillet 1930) qui exploitait la ligne Paris-Saïgon.

La "crevette" continue aujourd'hui de décorer les nacelles des réacteurs des avions d'Air France.

mardi 6 octobre 2009

Aéroclub de france

(photo collection privée Xavier Cotton)

Voici la réponse du dernier Quizz, il s'agit bien d'un hélice de Transall C-160 fabriquée par Ratier-Figeac qui se trouve sur la façade du siège de l'Aéro-Club de France situé 6 rue Galilée à Paris.
L'Aéro-Club de France est une association regroupant des passionnés de l'air et de l'espace, qui se réunissent pour partager et faire connaître leur passion.
Fondé en 1898 l'AéCF est la première institution aéronautique créée dans le monde. Lieu de réunion des pionniers de l'aviation il a élaboré les premiers codes aériens, délivré les premiers brevets de pilotes d'aéroplanes et édité la première revue aéronautique.
Vous pouvez lire une partie de son historique a cette page : http://www.aeroclub.com/historique.htm

dimanche 4 octobre 2009

La BD prend l'air

5e rencontres de la BD aéronautique et spatiale

Elles se tiendront au musée de l'Air et de l'Espace les samedi 17 et dimanche 18 octobre 2009. Une quarantaine d'auteurs seront présents.

48 heures de dédicaces...
Outre les traditionnelles séances de dédicaces qui offrent la possibilité aux lecteurs de repartir avec un dessin original tracé sur la page de garde des albums, vous pourrez suivre des visites guidées animées par des auteurs. Plusieurs dessinateurs et scénaristes présents sont aussi pilotes et ont volé sur des machines exposées au musée. Ils en parleront.
Pour le programme des rencontres en détails allez sur le site du MAE : http://www.mae.org/la-bd-prend-lair.html

vendredi 2 octobre 2009

Caudron C460 Rafale au salon du Bourget 2009

(photo collection privée Xavier Cotton)


Le Caudron C.460 Rafale, avion français de course avait été construit à l'origine pour participer en France à la Coupe Deutsch de la Meurthe en 1934 à Étampes. seulement trois exemplaires de ce monoplan à aile basse cantilever de configuration conventionnelle furent construits.

Le jour de Noël 1934, Raymond Delmotte, chef pilote d'essais de la société Caudron établit sur un C.460 le record de vitesse en vol pour avions terrestres à 506 Km/h avec un moteur Renault 456 de 300 chevaux.

En 1936, un C.460 piloté par Michel Détroyat participa aux deux courses : Greve et Thompson Trophy. dans le cadre des National Air Races de Los Angeles en Californie.
L'appareil était équipé d'un train atterrissage rétractable actionné à l'air comprimé et d'une hélice Ratier à deux positions, commandée elle aussi à l'air comprimée, ce qui assure à Michel Détroyat un avantage important sur les compétiteurs équipés de trains atterrissage fixes sans pas variable.
L'appareil est arrivé de France avec deux moteurs de 330 chevaux pour la course de Greve et de 380 chevaux pour la course de Thompson Trophy
En gagnant les deux courses, Michel Détroyat devint à cette occasion le seul pilote sur avion européen ayant gagné l'une ou l'autre compétition dans l'histoire des National air Races.
C'est avec le même type d'avion qu'Helene Boucher se tua en Novembre 1934. Voir article précédent : http://passiondesavions.blogspot.com/2008/12/reconstruction-dun-caudron-rafale-c460.html.

Voici ce qu'on peut lire sur la fiche concernant la construction de la réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen distribuée par www.wathenfoundation.org lors du 48eme Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace en 2009 au Bourget :

"Fasciné et inspiré par la beauté du design français, Tom Wathen confia la réalisation de ce projet à Mark Lightsey et à ses artisans de AeroCraftsman, situe sur l'aérodrome Flabob (KRIR) près de Riverside (Californie, USA).
Il faut savoir que la réplique du Caudron C460 fut construite sans aucun document d'archives, ce qui rendit la tâche redoutable.
Chargé du projet, Mark Lightsey devait trouver ce qui pouvait constituer la base de son travail le projet avec une belle structure d'aile existante crée par Tony Furukawa et avec un fuselage en contreplaqué qui avait été commencé plus de 10 ans avant par le regretté Bill Turner.
Les plans pour la construction furent limités : juste quelques dessins d'ingénierie de base et un plan 3 vues exécuté par Harry Robinson, spécialiste de l'histoire du Caudron
A partir de dessins basiques et de quelques photos historiques c'est en s'inspirant de divers autres avions d'époques que Mark et son équipe démarrèrent leur projet qui leur demanda 2ans et demi pour être achevé.
Avec nos excuses envers tous ceux qui pourraient être offensés par les différences subtiles entre notre réplique et les originaux, AéroCraftsman a tenté d'être aussi fidèle que possible au modèle original sans pouvoir compter sur un C.460 existant pour pouvoir le reproduire à l'identique.

Le fuselage, l'aile et l'empennage sont tous réalisés en bois poli, marouflé et peint. Les capots moteurs sont en aluminium, formés et soudés ou rivetés. Il n'y a pas d'élément en composite, ni de fibre de verre dans l'appareil. A la place des systèmes pneumatiques originaux, le train d'atterrissage et les freins bénéficient d'assistance hydraulique. La configuration du train d'atterrissage exige que le fût de train se déplace vers l'arrière quand il se rétracte. Cette construction permet de placer les roues devant le longeron principal de l'aile assurant la stabilité de l'appareil pendant les roulages, les roues se plaçant ensuite entre le longeron principal et le faux longeron de l'ail quand elles sont rétractées. Le train d'atterissage sur l'appareil original effectuait ces mouvements grâce à une vis hélicoïdale fixé au fût du train d'atterrissage. AeroCraftsman a pu réaliser le même mouvement par un vérin hydraulique et une astucieuse configuration géométrique pour arriver au même résultat.

Le train d'atterrissage se rétracte hydrauliquement en utilisant des contre-fiches ; avec l'annulation de la pression hydraulique, le train d'atterrissage descend par gravité à sa position inférieure où il se bloque.
Ailerons, profondeurs et volets sont actionnés au moyen de tubes de torsion et le gouvernail de direction est actionné par câble. toutes les commandes de vol sont équilibrées statiquement pour éviter le flutter.

Le moteur sur les appareils originaux était le Renault Bengali à 6 Cylindress en ligne qui n'est plus disponible ; la réplique dispose d'un ensemble moteur et hélice LOM 337 CE turbo à injection de 260 chevaux. En utilisant les dimensions du capot moteur de l'original, le radiateur d'huile a été intégré et de faux radiateurs ont été placés sur les capots moteurs comme sur l'original. Les reservoirs de lubrifiant, les radios, les instruments, les sièges, les ceintures de sécurité, le cockpit, et le système de navigation...la liste des éléments à dessiner, à construire, et à installer dans un si petit espace a été longue.
La belle réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen a volé pour la première fois le 28 janvier 2009 à l'aéroport d Flabob et est présenté au public pour la première fois au salon Aéronautique du Bourget cette année. 2009 correspond en effet au 100e anniversaire du premier vol d'avion à moteur réalisé par les frères René et Gaston Caudron"

Vous pouvez voir la Vidéo du premier vol de la réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen ici
et voir une vidéo du 1er vol du C460 sur l'aérodrome de Cergy-Pointoise le 11 juin 2009 sur le merveilleux blog  Le Rêve d'ICARE à cette adresse : http://le-reve-d-icare.over-blog.com/article-32752986.html

jeudi 1 octobre 2009

Où se trouve cette hélice ?

(photo collection privée Xavier Cotton)

Où se trouve cette hélice?
Pour certains, ce sera évident mais pas pour tout le monde. Je donnerai la réponse bien sur dans quelques jours

dimanche 27 septembre 2009

Mauboussin 123 Corsaire

(photo collection privée Eva Pache)

Lors de son vol en DC3 vers Montélimar, Eva a pris cette photo du Mauboussin 123 Corsaire (F-PCIP N° de serie 183) construit en 1965. C'est un biplace en tandem équipé d'un moteur Lycoming O-235 de 110 Cv. Sur ce site de Frédéric Secchi "les Fox Papa en image" vous pouvez trouvez la liste de ses différents propriétaires.
Le premier vol de ce type d'avion eu lieu en décembre 1937 il était alors équipé d'un moteur Salmson 9Adr de 60 ch qui lui permettait une vitesse de 150km/h pour un plafond de 4000m et une autonomie de 650km. Vous pouvez lire sur le site Cocardes que différentes versions du Mauboussin 123 furent développées et conservées comme avion d'écolage par l'armée de l'air après la guerre.

jeudi 24 septembre 2009

LES CARNETS DE VOL D'Henri GIRAUD

Né en 1920 dans l'Isère , Henri GIRAUD désira très jeune devenir pilote. Profitant de la section aviation populaire de Savoie , il commença à voler dès l'age de 16 ans et fût breveté à 18. Devenant Moniteur d'État à la fin de la guerre , il instruisit à Beauvais ,Mulhouse , Gueret puis revint comme chef pilote à Grenoble en 1950. Passionné et impressionné par le vol des oiseaux , il ne cesse de les observer , se disant volontiers : " agrégé de l'école buissonnière ". C'est à cette époque que le suisse Hermann Geiger inventa la technique de l'atterrissage en montagne en se servant de la pente, technique permettant de se poser très court comme un skieur qui lâche la perche d'un remonte pente , il s'arrète sur place. Henri Giraud partit chez Hermann Geiger pour importer cette méthode et la mettre en application dans les Alpes. Améliorant sa technique de vol en vol , il fit de nombreuses premières , toutes jugées impensables.
Le 27 août 1957 , après plusieurs mois de préparation , Henri Giraud atterrit au sommet du Mont Aiguille avec un piper 65 CV sur une bande gazonnée de 80 mètres de long .... Il s'y posera 53 fois dans sa carrière que ce soit sur roue ou sur ski ;
Il rentre véritablement dans l'Histoire de l'aviation de montagne en se posant au sommet du Mont Blanc le 23 juin 1960 , avec son super piper 150 CV.
Il dira "J'ai voulu faire un cadeau à ma génération et démontrer que rien ne résiste à la volonté d'un Homme" . Qu'il pouvait maitriser tous les problèmes y compris l'Impossible.Cet impossible qui est à la frontière entre la technique extrême et le début de la folie .
Il consacra toute sa vie à l'aviation de montagne. Au début , ce furent des sauvetages dans des coins inimaginables , puis des ravitaillements de refuges , l'ouverture de 49 altisurfaces et aussi l'Instruction de cette méthode d'atterrissage ; il forma et qualifia plus de 1.000 pilotes ;
Il dira : "Jai appris en 60 ans d'aviation que le chemin était long entre la maternelle et l'académie Française"
Grâce aux témoignages de ces amis , de ses proches , cet ouvrage et son DVD dévoileront aux travers d'inédits , sa personnalité , son charisme , sa foi , son brin de folie et sa passion durant des dizaines de milliers d'heures de vol .

vendredi 18 septembre 2009

PZL 106-BR KRUK (Corbeau)

(photo collection privée Jean-Pierre Landais)

Ce PZL 106 BR KRUK (DDR-TED cn 09880212) est exposé devant l'aérodrome d'Anklam (EDCA) en Allemagne. Cet avion agricole de fabrication polonaise variante du PZL 106A est équipé d'un moteur de 9 cylindres en étoile Shvetsov ASz-62 développant 590 CV. Le prototype a effectué son 1er vol le 15 mai 1981. Environ 80 exemplaires de cette série ont été vendu essentiellement en Pologne, Allemagne de l'est (RDA) et Argentine.

lundi 14 septembre 2009

Voler sur DC3 en passager


(Photos collection privée Eva Pache)

Grâce à la Super Constellation Flyers Association (SCFA) et à Breitling, Un nouveau DC3 vole en Suisse. Il est arrivé ce printemps après restauration, le DC-3 est parti de Floride pour survoler la côte Est des Etats-Unis puis le Québec et entamé sa traversée via l’Islande, l’Ecosse, le Danemark, l’Allemagne puis la France à Epinal pur finalement se poser à Sion en Suisse.
Cette avion rejoint le Super Constellation au sein de la Super Constellation Flyers Association (SCFA) et grandit le patrimoine aéronautique suisse en état de vol .
Au mois de mai, ce sont les valaisans de Sion qui ont été les premiers à découvrir cette splendide machine témoin de notre patrimoine aéronautique.
Le DC-3 de la SCFA immatriculé en Suisse HB-IRJ, il est sponsorisé par les montres Breitling et a été construit en 1940 et a volé pour American Airlines, il totalise 75'000 heures de vol .
Pour voler avec le DC3,vous devez être membre de l’association
The Breitling Super Constellation

Eva Pache passionnée d'aviation a effectué son premier vol en DC-3 (HB-ISB), à Sion dans les année 90, il volait sous le nom de Classic-Air. Aujourd’hui il est tout en aluminium et vole sous les couleurs Swissair.
Selon Eva "Tout comme le Super Constellation, un DC-3 c’est un avion qui se vit, les formes d’abord, puis la fumée et cette odeur d’huile caractéristique au démarrage des moteurs, et puis ces vibrations sur la carlingue qui donnent vie à l’avion, qui suit le rythme des hélices… ! "
Eva membre de SCFA vient d'effectuer un vol Aller-Retour entre Genève et Montélimar sur le DC3 de l'association (HB-IRJ) .
Eva a eu la gentillesse de m'envoyer quelques photos de son vol et nous livre ses impression de vol :
"Le rendez-vous était fixé à 9.00 h au terminal C3 (aérogare des avions privés, commune à TAG et Privatport, le handler de Privatair), Nous sommes emmenés vers la zone de frêt où l'avion nous attend. Qu'il est magnifique sous un superbe soleil et un ciel bleu azur, le Captain Fransico Agullo est là à nous attendre au pied de son avion, nous montons et découvrons un intérieur entièrement refait, les sièges en cuir et fenêtres encadrées d'un superbe bois. Le Commandant de bord se présente et donne des petites consignes de sécurité De Genève à Montélimar il nous faut environ 1.00 h de vol, à l'arrivée il y a une kermesse où nous sommes invités, un apéro, le repas environ 200 invités et visite du Musée Européen de l'Aviation de Chasse. Nous sommes 17 passagers tous amoureux du DC3 et surtout d'aviation. (photo collection privée Eva Pache)


Mise en route du 1er moteur il tourne comme une horloge (Suisse !!) et mise en route du 2ème moteur un bruit fantastique, une grande émotion, roulage en bout de piste .
Il y a pas mal de monde en bout de piste pour faire des photos même à cette heure matinale de dimanche. Le pilote met les gaz c'est parti il s'envole comme un aigle majestueux que du bonheur. Il fait un passage sur Genève et son jet d'eau et direction Montélimar, il vole assez bas nous sommes sur un rail, les paysages sont somptueux et le bruit des moteurs une symphonie. Nous sommes en approche de Montélimar et là ça secoue un peu mais pour notre plus grande joie, il y a le mistral, et à ma grande surprise un terrain en herbe. Le pilote pose son avion avec une très grande délicatesse. Il y a beaucoup de monde pour l'arrivée du DC3 c'est l'image phare de la journée.
Nous allons boire l'apéritif, manger une paella, un peu de rosé, et c'est avec beaucoup de plaisir que nous visitons le Musée Européen de l'Aviation de Chasse . Nous repartons au environ de 15h30 et pour notre plaisir un peu de mistral, ensuite champagne dans l'avion et après 1.15h de vol, nous nous posons à Genève.













C'était une j
ournée mémorable que je ne suis pas prête d'oublier et si un jour vous avez la chance de pouvoir faire un vol avec ce DC3 vous aurez un très grand plaisir le pilote est très sympa c'est le propriétaire de l'avion il est accessible et d'une très grande gentillesse et les autres passagers tous des amoureux de la belle aviation."













Alors, n’hésiter pas à rejoindre la SCFA, car cette association ne vit que grâce aux dons et cotisation de ses membres !

A la Super Constellation Flyers Association (SCFA) on aime les beaux avions, les machines de légende qui possèdent une âme ! Pour compléter le magnifique Super Constellation

(photos collection privée Eva Pache)


samedi 12 septembre 2009

Max Plan 205 Busard

(photo collection privée Xavier Cotton)

Lors du meeting du centenaire sur la BA112 à Reims était exposé ce Max Plan 205 Busard (F-PRJR cn 25) Ce racer est un avion monoplace de construction amateur équipé d'un moteur continental C-90 8F Stock de 90 Cv. Son pilote et propriétaire Bernard Marichy a mis 15 ans pour le construire de bout en bout entre 1980 et 1995 année de son premier vol. L'ajout de carénages de roue lui permet d'atteindre 270 km/h sur un tour lors de courses de formule.

jeudi 10 septembre 2009

Guide Aviation de Météo France 2009 2010

Le Guide Aviation de Météo France édition 2009/2010 vient de sortir. Tenant compte des modifications demandées par L'OACI, Il présente les nouveaux codage des TAF et METAR.


Avec lui plus de secret pour lire les cartes Temsi et Wintem (wind and temperature) interpréter une image satellite, décoder les Sigmets et les Gafor.

A signaler un nouveau chapitre, qui décrit les phénomènes météo et leurs effets eventuels sur les aéronefs.

L'édition papier du Guide de Météo France sera envoyé à tous les licenciés de la Fédération Française Aéronautique. Il est également distribué avec le numéro de septembre 2009 d’Aviasport. On peut déjà le télécharger (3,8 Mo) sur le site de météo France à l'adresse suivante : http://files.meteofrance.com/files/aviation/GuideAviation.pdf

mercredi 9 septembre 2009

Journées Européennes du Patrimoine au MAE


19 & 20 septembre : Journées européennes du patrimoine

A l'occasion des Journées européennes du patrimoine, le Musée de l’Air et de l’Espace ouvre ses réserves et ses ateliers de Dugny.
Le public pourra découvrir l’atelier de restauration ainsi que le chantier d’insertion les Ailes de la Ville qui travaille à la restauration de l’hydravion Sunderland Bermuda.
Les restaurateurs du musée seront sur place pour présenter leur travail et les techniques de restauration du patrimoine aéronautique.

Cette année, le musée s’est enrichi de visites guidées autour des cockpits spécialement pour les non et mal voyants, accompagnées de panneaux en Braille et gros caractères. Les visiteurs auront le plaisir de découvrir ou redécouvrir le "cri-cri" ou encore l’autogire, deux aérodynes conçus pour les pilotes handicapés. Le musée mettra également de manière totalement gratuite les audio guides avec boucles à induction pour les malentendants.

Entrée GRATUITE
Horaires : 10h-18h au 1 rue de la 2ème DB – Dugny
Navette GRATUITE à partir du musée Parking

lundi 7 septembre 2009

Sukhoï SuperJet 100 : l'avion régional

(Photo collection privée Xavier Cotton)

Sukhoï, avec son SuperJet 100 (RA-97003), veut s'attaquer au marché des jets régionaux actuellement dominé par Embraer et Bombardier. Le SuperJet 100 est un avion moderne et peu bruyant. l'appareil devait être décliné en quatre variante allant de 75 à 95 sièges.

dimanche 6 septembre 2009

SKYCAR : La limousine de l'air à l'italienne

(photo collection privée Xavier Cotton)

le SKYCAR (I-SKYC), bimoteur italien est actuellement en cours de certification. Il était présenté par OMA Sud pour la première fois au Salon du Bourget 2009. Le concept de cet avion est d'offrir l'espace d'une voiture limousine. Propulsé par deux moteurs Lycomming IO 360 de 200 Cv, Le SKYCAR peut emporter 5 passagers sur 700NM à la vitesse à la vitesse de 145 Kts grâce aux 500 litres de carburant qu'il peut emporter. Il possède également un large coffre. accessible par un haillon à l'arrière entre les deux poutres de queue. Entièrement glass cockpit, train rentrant, ce bimoteur à ailes hautes, non pressurisé est un avion STOL (short Take-Off and Landing). II devrait être commercialisé au prix de 750 000€ dans sa version de base dès le 1er semestre 2010. Divers versions sont prévues : fret, sanitaire ou surveillance maritime.

vendredi 4 septembre 2009

Convoyage de six SM B2 vers un terrain inconnu

(photo collection privé René Sansilvestri)


René Sansilvestri, ancien pilote de chasse des années 60, est toujours malgré ses 74 ans un vrai mordu d'aviation. Il a piloté une trentaine d'avions différents de l'Ouragan au Mirage III, son record étant de 2000 h. de vol sur Super Mystère SM B2 (photo ci dessus) qu'il a effectué en grande partie à Cambrai, mais aussi à Orange. Il a possédé un Fournier RF5 pendant une dizaine d'année avec lequel pour son plus grand plaisir , il faisait goûter à l'aviation à quelques jeunes. Voici le témoignage exceptionnel d'un convoyage hors du commun que René Sansilvestri vient de me faire parvenir :

"L’armée de l’air ayant pris des accords avec Israël pour faire réviser ses Super Mystère B2 en Israël, j’ai été désigné ainsi que 5 autres chefs de patrouilles pour emmener les 6 premiers SM B2 sur place.
Le Super Mystère est un intercepteur de jour, il monte vite, est rapide pour l’époque ( 1300 km/h.) mais n’est pas fait pour aller loin ni pour voler longtemps.
Une mission normale dure entre 30 et 45 minutes et se passe dans un rayon de 200 à 300 km. de sa base.

Il y avait une Escadre de SM b2 à Creil (la 10ème escadre) une à Orange (la 5ème Escadre) et une à Cambrai (la 12ème Escadre).
Cet avion, très bon intercepteur emportait 2100 kg.(2600 litres) de carburant en interne, c’est à dire en version intercepteur, 3100 kg. (3900 litres) avec 2 réservoirs supplémentaires de 625 litres chacun pour les missions basse altitude et 4100 kg. (5200 litres) pour les convoyages avec 2 réservoirs supplémentaires de 1300 litres chacun.

Mon Escadre, la 12ème devait convoyer 3 avions, la 10ème, 2 avions et la 5ème 1 avion.
C’était la première livraison, aussi avant le départ nous avons été convoqués tous les 6 à l’Ambassade d’Israël pour plus amples renseignements.
l'Ambassadeur nous reçut avec champagne et petits gâteaux, puis à notre grande surprise, nous remit l’équivalent de 1000frs. en dollars pour nos petits frais de route et nous indiqua la procédure à appliquer pour ce voyage.
La France avait obtenu, l’autorisation d’un atterrissage à Elefsis, la base militaire d’Athènes, à condition que nous ne soyons pas armés, ainsi que la possibilité de dormir sur la base pour nous, nos mécaniciens, qui devaient assurer la remise en œuvre des avions et l’équipage du Nord 2501 qui les transportait et qui devait nous ramener après la livraison.

Il faut savoir que le SM B2 ainsi que les premiers Mirages III C ne pouvaient pas démarrer seuls, une grosse bouteille d’air comprimé très lourde montée sur chariot était nécessaire pour lancer le réacteur. La plupart des bases françaises en étaient équipées, mais pour tous atterrissages à l’étranger il fallait les faire venir.

Le départ devait se faire le lendemain et alors que nous demandions où nous devions atterrir, on nous répondit que c’était sur une base secrète et qu’on ne pouvait pas nous le dire. Sur ce, nous faisions remarquer que nous ne pouvions pas aller quelque part sans savoir où, on nous répondit que les radars nous dirigerons sur la bonne base.
Lorsque nous avons émis l’idée qu’il pouvait arriver que l’on tombe en panne radio et donc ne pas recevoir les ordres que le radar devait nous donner, l’Ambassadeur nous répliqua que des Mirages III viendraient de toutes façons à notre rencontre pour nous protéger étant donné que nous n’étions pas armés et que par la même occasion ils nous dirigeraient.

Il est toujours délicat pour un pilote de ne pas être complètement maître de sa mission, surtout pour un voyage ou nous savions que nous arriverions à court de carburant, et le fait de ne pas savoir où nous allions et en plus ne pas pouvoir se défendre au besoin ne nous enthousiasmait pas beaucoup.
L’Ambassadeur continua à nous inquiéter en nous signalant que nous devrons nous méfier car tout ce qui est visible, militairement parlant, est factice. Les pistes d’atterrissages visibles sont des fausses, les vraies sont peintes en camouflées et les taxiways ressemblent à des routes et sont plantés d’arbres de chaque côté comme sur nos routes nationales, les radars sont en bois et les tours de contrôle sont fictives, les vrais sont camouflés sur des collines à proximité.
Il nous indiqua les fréquences radio et les codes IFF à utiliser à l’approche d’Israël.
Le rendez-vous avec les 6 avions est prévu pour le 19 Avril à Solenzara, le départ pour Athènes le 20 et pour Israël le 21.
Bien sûr les 6 avions seront équipés en bidons de 1300 litres.
Le 20 au matin nous sommes tous à Solenzara et nous préparons notre mission qui n’était pas simple car nous devions voyager comme un avion de ligne, avec un plan de vol IFR sous contrôle des organismes de la navigation aérienne d’Italie et de Grèce et nous ne sommes pas très entraînés à ce genre de chose car théoriquement nos avions ne le permettent pas. En effet pour un plan de vol IFR vous devez pouvoir rejoindre votre terrain de destination, plus pouvoir vous dérouter sur un terrain de dégagement, plus tenir encore 30 minutes de vol. (normes de cette époque), ce qui pour tout avion de chasse du moment était absolument impossible.
En fait, nous avions de quoi aller à Athènes et rester 15 minutes maximum en attente. Mais nous avions l’habitude de ce genre de chose, nous partions toujours en nous disant : on verra bien sur-place.
Nous déposons donc notre plan de vol pour un décollage à 16h00, et à 15h50 nous mettons nos réacteurs en route, et demandons l’autorisation de rouler.
Pendant que nous roulons vers la piste 36, un Broussard faisait des parachutages et un des parachutistes s’était retrouvé accroché à la roulette de queue du Broussard. L’avion traînait donc ce pauvre homme et demandait du secours.
Nous ne pouvions pas grand-chose pour lui et je pensais que le seul fait de décoller rapidement afin de dégager la fréquence radio pouvait faciliter les choses ; malheureusement la tour ne pensait pas comme moi et nous mis en attente au point de manœuvre.
Même au ralenti, nous consommions du carburant et cela ne nous arrangeait pas.
Heureusement un hélicoptère décolla rapidement, demanda au pilote du Broussard d’aller au
dessus de la mer à très basse altitude, se mit en patrouille serrée avec lui et fit signe au parachutiste de déboucler son harnais et de se laisser tomber dans l’eau afin de le récupérer.
Par chance, ce brave garçon n’avait pas perdu connaissance et tout se passa comme prévu.
Nous avons enfin pu décoller mais en ayant perdu 7 à 8 minutes de vol en carburant.
Le voyage commença très bien, il faisait un temps magnifique sur l’Italie et à 38.000 pieds on pouvait voir toute la botte et même l’Adriatique au loin.
Malheureusement dès la fin de la botte tout le reste du voyage se fit au-dessus d’une couche de nuages et on ne vit rien de la Grèce ni d’Athènes.
Je vous rappelle que nous n’avions sur cet avion que le radio-compas comme moyen de navigation et immédiatement je me mis à repenser à ce pauvre Guers-Neyraud et à ses 6 Mystères IV qui sont partis à Séville avec comme nous un simple radio-compas et qui ont dû s’éjecter suite entre autre au manque de précision de ce matériel.
Par chance Athènes contrôle nous répond, et nous demande de descendre au niveau 240(soit
24.000 pieds, altimètre réglé sur 1013mb.) et de nous mettre en circuit d’attente au dessus de la balise HN 294 kcs.
Dans ces cas là, nous nous séparons en patrouille de 2 avions espacé de 20 secondes l’une de l’autre. Nous avions donc le n°1 et 2 en patrouille serré devant, moi n°3 avec mon équipier n°4 en second et derrière le n°5 et 6.
Il faut savoir qu’un circuit d’attente dure 8 minutes et consomme environ 200 kg. de carburant et en général le contrôle nous fait descendre de 1000 pieds à chaque circuit, autant dire que même avec les pleins complets nous ne pourrions pas faire ce genre de chose. Je demande la météo et comme on m’annonce un plafond de 2.000 pieds je demande un cap pour descendre en dehors des voies aériennes et bien sûr, n’ayant pas de réponse, j’annonce que je vois le sol et que j’annule mon plan de vol et continu à vue. Bien sûr, ce n’était pas vrai.
Je prend un cap qui m’éloigne de la zone de contrôle et des voies aériennes, je m’aligne dans l’axe de la piste de Elefsis, c'est-à-dire au cap 360° gisement zéro sur la balise de Elefsis 418 kcs. sachant que la balise se trouve sur le terrain, en me disant qu’il m’étonnerait fort qu’il y ait un parpaing (montagne) dans l’axe de la piste et je commence à descendre dans les nuages avec mon équipier en patrouille serrée.
En effet, nous sommes sortis des nuages à 2.000pieds au dessus de la mer avec une montagne à droite et une montagne à gauche dont les sommets étaient toujours dans les nuages. Dans ce métier, il faut bien avoir la "baraka" de temps en temps.
Pendant la descente j’avais bien essayé de contacter Elefsis approche sur 119.10 et la tour sur 122.10 mais comme d’habitude sans résultat.(Comme à Séville) et au bout de 2 minutes environ la piste était devant moi. J’ai fait un passage en battant des plans pour faire signe que je n’ai pas de contact radio et après un break nous nous posons sans problème.
Arrivée au sol j’ai la surprise de voir la patrouille qui était devant moi leadé par mon copain Nicolas et son équipier arriver sur le parking et qui avait fait le même genre de manœuvre. Le 5 et 6 arrivant quelques minutes plus tard.
L’aventure des 6 Mystère m’avait fait comprendre que par mauvais temps on ne pouvait pas travailler avec les civils compte tenu de nos types d’appareils.
De plus, en circulation aérienne générale, dès qu’un avion militaire étranger annonce une situation critique, soit par « Mayday, mayday, mayday » ou Panne, panne, panne » les civils font la sourde oreille de peur de ne pas réussir à le sortir de sa mauvaise position et que l’on puisse leur reprocher quelque chose.
Sans aller jusqu’au Mayday ou au Panne, par deux fois, une fois en Espagne et une fois en Italie ou j’avais simplement demandé un information capitale, les deux fois ils sont tombés en panne radio, par contre dès que vous annoncez « terrain en vue » bizarrement leur radio remarche.
Notre vol a duré 1h55 et l’autonomie du SM b2 est au grand maximum de 2h00 et encore, j’ai effectué 2.000 h. de vol sur ce type d’avion et je n’ai jamais réussi à aller jusque
là.
Le Nord 2501 était déjà là et nous nous garons à coté de lui. La première étape était terminée mais les mécaniciens nous confirment qu’il restait à peine 3 à 4 minutes de vol dans chaque avion, on a eu chaud, heureusement que l’on a abandonné la procédure normale, mais tout est bien qui fini bien.
Un officier grec vient vers nous et nous signale que la base fermant à 17h00 c’est la raison pour laquelle nous n’avons pas eu de contact avec la tour et l’approche ; on se demande à quoi servent les plans de vol .
En fait, après 17h00 n’importe qui peut venir en avion sur la base, personne ne vous embêtera.
Mais ne nous réjouissons pas, les problèmes ne font que commencer.
Le lendemain matin, au moment de sortir de nos chambres, un soldat en arme était devant chacune de nos chambres et nous fait comprendre que nous ne pouvions pas sortir. Bien sûr, personne ne parlait le Grec et aucun de ces soldats ne parlait l’anglais. Nous étions dans l’expectative !
Vers 9h00 un officier est arrivé et nous annonce que dans la nuit a eu lieu un coup d’état fomenté par une bande de colonels rebelles et comme toujours dans ce genre de situation, tout est bloqué ; plus de téléphone, plus d’avion de ligne, fermeture des frontières et la ville est envahie par l’armée avec chars, auto-mitrailleuses etc…
Il nous demande de rester dans nos chambres car il ne savent pas quoi faire de nous, nous sommes devenus un colis encombrant.
Nous sommes restés là le 21 et le 22. L’officier que nous avions vu, étant célibataire logeait sur la base, et comme toute circulation était interdite les autres n’ont pas pu venir et de ce fait il se retrouvait commandant de la base avec 6 avions de chasse étrangers, plus un avion de transport, plus les équipages sur les bras.
La base n’étant pas ravitaillé, le soir du 2ème jour il est venu nous dire qu’il n’avait plus de quoi nous nourrir, aussi il décida que le lendemain matin au lever du soleil il ferait faire une manœuvre à ses chars qui bloquent la piste afin de la libérer pendant quelques minutes le temps que l’on décolle et disparaisse à tout jamais. Bien sûr nous acceptâmes sa proposition. Heureusement que l’on a pas attendu la fin de la crise car le régime dictatorial des colonels a duré une dizaine d’année.
Nous avions toute la nuit pour penser. En fait, nous devions décoller pour partir vers une destination inconnue, sans plan de vol, sans connaître la météo, sans pouvoir prévenir Israël de notre arrivée.
Il y avait deux gros problèmes dans cette situation, le premier concernait les vents en altitude, le second était le risque de passer pour des envahisseurs aux yeux des Israéliens.
Il faut savoir qu’aux altitudes ou nous naviguons, c'est-à-dire celles ou nous consommons le moins, existe parfois des jets-streams, vents d’une force de 150 à 300 kmh. que nous ne ressentons pas mais qu’il faut corriger selon leurs forces et leurs directions.
Lorsque l’on a la vue du sol on peut vérifier sa dérive, son avance ou son retard et faire une correction, mais au dessus de la mer et sans aucune balise le long du trajet !!!!!
Si nous avons un jet-stream venant de droite, nous risquons de nous retrouver en Syrie, si nous avons un vent de gauche, nous risquons de nous retrouver en Égypte, si ce vent vient de l’arrière et qu’Israël soit recouvert par les nuages, et comme nous ne pourrons travailler qu’a la montre, au top estimé d’arrivée nous risquons de nous retrouver en Jordanie car à cette époque Israël ne faisait que 60 km. de large soit 3minutes 30 de vol et je vous rappelle que ces 3 pays sont en guerre contre Israël.
Par contre si nous avons un jet-stream de face,nous n’arriverons jamais à notre destination et les bateaux prévus le 21 pour nous repêcher en cas d’accident ne seront sûrement plus là.
Les problèmes étaient posés, ais il n’y avait pas de réponse.
Malgré cela nous décidâmes de continuer.
Le lendemain matin dès l’aurore nous étions dans nos avions prêts à mettre nos réacteurs en route et attendions que les chars dégagent la piste.
Il pleuvait, le ciel était complètement couvert, le plafond était très bas, enfin tout pour plaire.
Nous aurions aimé partir tous les 6 ensembles mais avec cette météo c’était impossible surtout que nous ne savions pas jusqu’ou montaient les nuages.
Nous décidâmes de partir 2 avions par 2 avions en patrouille serrée à 20 secondes d’intervalle les uns des autres.
Dès 6h00 la piste fut libre, aussitôt, démarrage, roulage, alignement, décollage en post combustion, prise de vitesse jusqu'à 380 kts. coupure de la P.C., montée au cap 117°, rentrée dans les nuages à 200pieds et nous n’en sommes jamais sortis.
A 40.000 pieds nous étions toujours dans les nuages. Je plaignais les pauvres équipiers qui ont dû "morpionner" pendant 2h00 en ayant comme seul point de vue le saumon de bout d’ aile de leur leader.
Bien sûr le SM b2 n’a pas de pilote automatique aussi je peux vous assurer que 2 heures de VSV sans aucun point de repère et en plus avec un équipier en patrouille serrée sur vous, ce qui vous oblige à avoir un pilotage souple, n’est pas non plus de tout repos.
Au bout de 1h20 de vol j’ai essayé de faire un travers sur la balise de Larnaca à Chypre afin d’avoir une idée d’un vent quelconque, mais pour ce genre de méthode il faut chronométrer un déplacement de l’aiguille du radio-compas pendant 10° et avec notre matériel dont l’aiguille n’arrête pas de battre de 3 à 5 degrés ça ne m’a pas donné grand-chose.
Le numéro 5 et 6 n’en pouvant plus enclenche la Post combustion pour monter au dessus de la couche et sont arrivés en ciel clair à 43.000 pieds mais avec 200 kg. de carburant en moins. Les 2 autres patrouilles n’ont pas voulu tenter cette expérience.

Au bout de 1h30 de vol nous passons sur la fréquence que l’ambassade nous avait donnée et nous branchons le code IFF demandé.
Mon attention était complètement accaparée par le contrôle continu de l’horizon artificiel, de l’altimètre et du badin le tout dans un silence de mort entre coupé de temps en temps par un rappel à tous les avions de contrôler les transfert de carburant, l’oxygène, les pressions, les températures et la demande à chacun du carburant restant afin de comparer nos consommations.

Soudain une voie bien française semblant venir de l’au-delà vient rompre ce silence en annonçant notre indicatif et en demandant si nous l’entendions ; ma réponse fut rapide et affirmative. Un organisme de contrôle militaire nous signala qu’il avait contact radar sur nous, que nous étions sur la bonne route à 200 km. de la cote et nous demanda de continuer au même cap tout en commençant une descente économique vers 5.000 pieds.
Il est difficile d’imaginer le soulagement que nous a procuré cette annonce.
Nous sommes sortis de la couche à 6.000 pieds, en vue de la cote au loin. Le radar a continué à nous diriger et au bout d’un moment nous avons aperçu une piste devant nous, mais comme l’Ambassadeur avait tellement insisté sur le fait que tout ce qui se voyait était faux que je n’arrêtais pas, au grand étonnement du contrôleur, de demander confirmation à savoir si j’étais bien en finale sur la bonne piste. L’Ambassadeur avait un peu exagéré en ce qui concerne la piste, mais il est vrai qu’a peine atterri nous avons pu voir un grand nombre d’avions en position d’alerte, mais ils étaient tous en bois posés sur des pieux, et j’ai pu apercevoir également le radar et la fausse tour de contrôle en bois. Cette mystification pouvait se voir en passant à 20kmh. à 50 mètres mais de loin cela était très trompeur. Par contre en regardant mieux, on pouvait voir dans un emplacement souterrain et bien camouflés 2 vrais Mirages III en alerte et prêt à décoller.
En bout de piste une Jeep « Follow me » nous attendait et après avoir roulé sur des taxiways bordés d’arbres et avoir effectué 2 ou 3 virages nous nous sommes retrouvés sous terre parmi une dizaine de SM b2 et de Mirages III.
A peine le réacteur coupé qu’une échelle était mise en place et un pilote Israélien montait, coupe de champagne à la main pour nous accueillir. Je n’ai jamais tant apprécié le champagne.
Un buffet nous attendait avec toutes les huiles de l’aviation israélienne et alors que nous demandions comment ils avaient été au courant de notre arrivée, ils nous ont signalé que des espions étaient planqués dans un caniveau en bout de piste à Elefsis depuis 2 jours et les ont prévenus de notre décollage par je ne sais quel moyen.

Nous avons passé 3 jours invités par les Israéliens qui nous ont fait visiter Nazareth, le lac de Tibériade, Haïfa et Tel Aviv. Nous n’avons pas pu voir ni Jérusalem ni Bethléem qui à cette époque étaient encore en territoire jordanien.

Nous sommes rentrés avec le Nord 2501 à 14.000 pieds d’altitude, sans oxygène afin de pouvoir faire le trajet Tel Aviv – Brindisi (Italie) direct car Athènes était toujours dans la même situation et devait le rester encore un bon moment.
Seul l’équipage avait des masques à Oxygène et de temps en temps nous allions emprunter le masque d’un des membres de l’équipage pendant quelques minutes afin de reprendre notre souffle.

Bizarrement le reste du vol Brindisi – Orange – Creil – Cambrai s’est passé anormalement sans problème."

mercredi 2 septembre 2009

Dissolution de l'Escadron 2/12 picardie

( photo collection privée Xavier Cotton)

Ce Mirage 2000C de la BA102 de Cambrais était uniquement présenté au sol, lors du meeting du centenaire (27 et 28 juin 2009 sur la BA112 de Reims), il portait spécialement ces couleurs pour la dissolution de l'escadron 2/12 Picardie.
Voici d'après le site de leur amicale : http://212picardie.free.fr/ l'histoire des "Birds of Picardie" :
"Jusqu’en avril 1954, la 12ème escadre ne comprenait qu’un escadron. C’est à cette époque que l’escadron de chasse 2/12 " PICARDIE " voit le jour. Ainsi, le 1er mai 1954 le numéro et le nom de cet escadron apparaissent pour la première fois sur le registre des actes administratifs de la 12ème escadre. Le 5 juin, une partie du personnel du 1/12 est mutée pour former le noyau du 2/12 qui devient le 15 juin un escadron de chasse à part entière.
Il compte deux escadrilles : la SPA 173 " L’OISEAU BLEU " et la SPA 172 " LE PERROQUET ROUGE ", deux prestigieuses unités du premier conflit mondial.
Née N90 le 02 avril 1917 avec les détachements 504 et 507, elle devient SPA 90 le 22 avril 1918 (chasse de la 10ème armée), mais est dissoute le 9 août 1919.
Elle est à nouveau présente, cette fois au 2/12 depuis Septembre 1996. La SPA 90 a pour insigne le « Coq chantant au naturel ».
La SPA 90 compte 20 victoires aériennes homologuées (dont 4 Drachens),
1 citation à l’ordre de l’armée, la croix de guerre 14-18 avec 1 palme de bronze."

dimanche 30 août 2009

Le Livre du centenaire de l'Aéroclub de l'Est


Sortie les 5 et 6 septembre 2009

A l'occasion du centenaire de l'Aéroclub de l'Est,, sort un livre relatant toute son histoire : Nancy, 1909 . Un siècle de passion aéronautique . 2009.

Il y a dix ans Dominique Lorentz actuel président de l'Aéroclub de l'Est, a pu sauver des centaines de documents de la destruction lors d'un nettoyage de l'aéroclub qui se voulait un peu rapide. Heureusement, car après un long travail de recherche et d'étude de ces documents, Dominique Lorentz a pu retracer l'histoire des machines et des hommes passé par l'Aéroclub de l'Est. Ainsi le pilote de raid et président de l'Aéroclub de l'Est Christian Moench, mort lors d'un périple en Irak à la fin des années 1930. Christian Moench a possédé le Caudron Phalène F-AMCI, qui a volé pour l'aéroclub de Normandie entre 1948 et 1969.

L'Aéroclub de l'Est lance cet ouvrage de 88 pages en souscription au prix de 20 euros (27 euros après la parution). Votre aide permettra de finaliser ce beau livre.

Envoyez votre chèque à l'Aéroclub de l'Est, BP60054, 54510 Tomblaine