mercredi 28 janvier 2015

AEROSCOPIA, MUSÉE AÉRONAUTIQUE LE GUIDE

AEROSCOPIA, 
MUSÉE AÉRONAUTIQUE LE GUIDE
Philippe Ollivier et Fabienne Péris

L'agglomération toulousaine et Blagnac ont vu naître l'aviation et sont rapidement devenues la première plateforme aéronautique d'Europe.
De la genèse de l'aviation avec Clément Ader à la CAO (conception assistée par ordinateur) qui a prévalu à la conception de l'A350, des ateliers de bois et de toiles aux immenses industries contemporaines, des avions de ligne ou d'affaires aux avions de combat, ce guide complet dresse une véritable frise de la conquête de l'air.

Cet ouvrage, riche de documents anciens et inédits, permet au visiteur d'Aeroscopia de retrouver les données techniques des maquettes et des appareils exposés au musée, du Breguet à l'A380, et de s'immerger dans l'aventure épique des grands constructeurs aéronautiques. Le guide incontournable pour comprendre ce siècle qui fut celui de l'aviation à Toulouse !

Un index de tous les avions exposés pour évoquer dans le musée.

Une série de QR code permet également de visionner via un smartphone une tablette des vidéos publiques relatives aux thématiques abordées.

Les auteurs :
Journaliste et communicant, Philippe OLLIVIER a travaillé dans la presse quotidienne régionale. Il a publié de nombreux ouvrages aux Éditions Privat parmi lesquels Midi-Pyrénées, grands sites (2012) et Patrimoines, l’histoire en mouvement (2013). 
Fabienne PÉRIS est responsable des collections et de la diffusion culturelle au sein d’Aeroscopia. Photographe indépendant, Alain BASCHENIS est spécialisé dans les reportages d’activités de patrimoine au sens large : paysages, architecture, hommes et savoir-faire. Il a publié entre autres aux Éditions Privat Hautes- Pyrénées (2014) et Aubrac, les Hautes-Terres (2014)

AEROSCOPIA, MUSÉE AÉRONAUTIQUE LE GUIDE
Philippe OLLIVIER et Fabienne PERIS et
Alain BASCHENIS (photographe)
Editions Privat
Collection : Aéronautique et défense
14 x 24 cm
185 pages, broché
13,90 €
ISBN : 978-2-7089-9257-3
GENCOD : 9782708992573
Code distributeur : S561845

lundi 26 janvier 2015

Il y a 70 ans : la dernière mission du commandant Edmond Marin la Meslée (4 février 1945)


Portrait d'Edmond Marin la Meslée réalisé au début des années cinquante par l'épouse du colonel Jean Mary-Accart
Il y aura soixante-dix ans dans quelques jours disparaissait tragiquement le commandant Edmond Marin la Meslée, as des as de la campagne de France 1939-1940, héros de l’Armée de l’air qui, pendant plus d’un demi-siècle, fut le parrain de la base aérienne 112 de Reims. Un anniversaire qui, en de multiples endroits, sera célébré le 4 février 2015, notamment à Dessenheim près de Colmar, sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey et à Reims, mais aussi jusqu’au cœur de Paris, sous l’Arc de Triomphe, où la flamme, à 18 h 30 précises, sera ravivée en son nom sur la tombe du Soldat inconnu. Dans la perspective de ces célébrations, voici le récit de la dernière mission effectuée par cet as de guerre, celle du dimanche 4 février 1945, au cours de laquelle, à la veille de son trente-troisième anniversaire, le commandant du groupe de chasse I/5 « Champagne » fut abattu par la Flak au-dessus de l’Alsace à bord de son Republic P-47 Thunderbolt.


Edmond Marin la Meslée, chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la croix de guerre 39-45 avec dix citations.

Dimanche 4 février 1945 sur le terrain d’aviation de Tavaux, aérodrome de fortune situé à une dizaine de kilomètres de Dôle sur lequel les chasseurs-bombardiers du groupe de chasse I/5 « Champagne » sont déployés depuis octobre 1944. Le commandant Edmond Marin la Meslée vient d'apprendre sa mutation prochaine dans un état-major ou au sein d’une école ; il sait qu'il effectue là ses dernières missions de guerre. Ce qu'il attend surtout, c'est la naissance imminente de son cinquième enfant, pour laquelle il compte partir quelques jours en permission à Montargis où il a installé sa famille rapatriée d'Afrique du Nord. Et puis c'est aussi la veille de son anniversaire : il soufflera sa trente-troisième bougie le lendemain.

Comme chaque jour vers trois heures du matin, les ordres sont parvenus aux opérations du groupe de chasse installées dans une misérable baraque située à l'extrémité de l'aérodrome. Ils comportent comme objectif principal le village allemand d'Hügelheim (situé à cinq kilomètres au nord-est de Neuenburg) et, comme objectif secondaire, des portières de ponts – c’est à dire des ponts constitués de chalands assemblés – repérées sur le Rhin au sud-est de Heiteren ; une reconnaissance armée est également demandée sur la zone de Breisach, Freiburg, Müllheim et Lörrach. L'effort doit être porté sur ces fameux points de passage obligés enjambant le fleuve et, naturellement, sur les petites routes qui y aboutissent ; les colonnes de véhicules et le trafic ferroviaire devront être harcelés. Cette mission doit être opérée par un dispositif composé de onze Republic P-47 Thunderbolt équipés chacun de deux bombes de cinq cents livres en plus de l'armement embarqué (huit mitrailleuses de 12,7 millimètres).

Sous un ciel chargé qui annonce la pluie, Edmond Marin la Meslée donne ses ordres. Il commandera la première mission de la journée pour pouvoir, dès son retour, se consacrer à ses occupations au sol. Le dispositif s'articulera en trois patrouilles. La première sera constituée de lui-même (il en sera le leader et aura « Marina » pour indicatif), du lieutenant Welvert, du sergent-chef Uhry et du sergent Costille. Le sous-lieutenant Muselli (indicatif : « Muso ») commandera quant à lui la deuxième avec pour rôle la patrouille basse, formation composée du sergent-chef Commenoz et du sergent Boursier. La troisième patrouille – dénommée « Top Cover » car elle couvrira les deux autres – aura pour leader le lieutenant Tesseraud (indicatif : « Tessa ») et sera composée du lieutenant Belleville, du sous-lieutenant Bouilly et du sergent-chef Socquart. L'officier renseignement, après avoir distribué les photographies prises de l'objectif, insiste bien sur les secteurs particulièrement défendus qui, autant que possible, devront être évités. Puis le commandant Marin la Meslée présente son briefing qui, comme à son habitude, est court et très précis : les axes d'attaque et de dégagement sur le lieu de franchissement du Rhin sont détaillés. « La région est truffée de Flak, comme vous le savez. Il faut donc s'attendre à être tiré comme d'habitude, oui, comme d'habitude. Tous connaissent l'endroit, il n'y a donc pas de surprise à attendre. Il y aura de la Flak comme les autres jours, ni moins, ni plus sans doute » rappelle-t-il à ses pilotes.

À 8 h 50, les onze appareils décollent. L'heure d'arrivée sur l'objectif a été fixée à 9 heures 30 et l'atterrissage à 12 heures 40. La première mission, conduite par le commandant Edmond Marin la Meslée, doit permettre de bombarder un village en Allemagne à titre de représailles. Toutefois, au cours du vol, alors que les appareils se dirigent vers leur objectif à une altitude moyenne de 8 000 pieds (soit 2 400 mètres), Remedy (l’indicatif radio du poste de commandement du 1er corps aérien de Mulhouse) annule la mission initialement prévue et lui assigne un nouvel objectif : le bombardement des portières de ponts situées sur le Rhin entre Chalampé et Neuf-Brisach. Cette zone est redoutée des pilotes car extrêmement dangereuse, « Une des plus grandes concentrations de Flak jamais connue » selon le général Rouquette, un secteur où les pilotes « ont laissé beaucoup de plumes les jours précédents ». Arrivés au-dessus de la plaine d'Alsace et alors que les conditions météorologiques sont exécrables, évoluant entre des couches de nuages fragmentaires à tous les niveaux, les pilotes sont effectivement accueillis par les tirs nourris d'une DCA très dense et habile qui, toutefois, n’empêcheront pas le bombardement prévu et ne causeront pas de pertes.

Remedy demande alors le mitraillage de véhicules ennemis évoluant sur la route entre les villages alsaciens de Balgau et de Dessenheim. Pour Marin la Meslée, la mission semble difficile. « La visibilité est très mauvaise, voile de nuages à trois cents mètres. Je vais essayer. » répond-il à Remedy avant de descendre à nouveau sous les nuages avec sa patrouille. Le convoi est repéré et le commandant le vise, malgré la défense antiaérienne. Il remarque un camion-citerne, une cible inespérée qui retient toute son attention et qui ne tarde pas à exploser. Bientôt, un autre prend feu. Un troisième sera endommagé. Mais au cours de cette première passe, le sergent-chef Uhry, en quatrième position dans la patrouille, a été touché de plein fouet par un obus et son avion est allé s'écraser au sud-est du petit village de Rustenhart sans que ses coéquipiers s'en aperçoivent.


L’attaque du convoi allemand. Sitôt repéré le convoi ennemi, Edmond Marin la Meslée remarqua un camion-citerne, cible inespérée qui retint toute son attention et qui ne tarda pas à exploser. Bientôt, un autre prit feu. Un troisième allait être endommagé.

De nature décidée mais habituellement prudent, Marin la Meslée, n’ayant probablement pas pu mesurer toute l’intensité de la Flak compte tenu de sa place de leader, décide alors, après avoir repris un peu de hauteur, de revenir sur l’objectif et d'effectuer un second passage. Une manœuvre qu'il a pourtant toujours interdite à ses pilotes : « Il ne faut jamais renouveler une attaque » stipulent par deux fois – et en caractères gras – les consignes de manœuvres de l'aviation de chasse. Le sort en est jeté : Marin la Meslée ne reviendra pas de cette dernière mission. Compte tenu des mauvaises conditions météorologiques – une légère couche nuageuse se déplace en effet à trente mètres d’altitude environ et l’empêche de voir nettement les résultats de son mitraillage –, il fait descendre son appareil à une centaine de mètres et recommence à tirer en piqué sur l'objectif. Arrivé à cinquante mètres du sol, il entame alors un virage lorsqu'un obus de quarante millimètres frappe soudain le fuselage arrière de son avion, juste derrière la plaque de blindage. Marin la Meslée, qui se penchait probablement pour voir le résultat de son mitraillage, reçoit un éclat d'obus à la base du crâne. Le sergent Costille, équipier gauche du commandant qui suivait aile dans aile son chef de patrouille, voit alors l'avion – qui n’est visiblement plus piloté – piquer vers le sol en virant, avec de la fumée. Le Republic P-47 Thunderbolt glisse sur le sol après avoir touché de l'aile à grande vitesse sous une incidence très faible ; il perd son moteur qui roule très loin et une partie de la voilure. L'avion, qui a percuté le sol à environ deux kilomètres de l'endroit où s'est écrasé le sergent-chef Uhry, s'immobilise enfin après s’être éparpillé sur près d’un kilomètre. Il ne se désintègre pas et ne brûle pas non plus. C'en est fini : le commandant est mort. Une patrouille d’un groupe voisin qui opérait dans les parages, à peu près au même moment, voit un de ses pilotes s’écraser au sol ; un autre très gravement touché peut néanmoins se poser sur le ventre dans les premières lignes amies.

Les restes du chasseur-bombardier Republic P-47 Thunderbolt du commandant Edmond Marin la Meslée, photographiés sur les lieux du crash en février 1945. C’est dans la plaine d’Alsace, au sud-est de Colmar, tout près de Neuf-Brisach, à mi-chemin entre les villages de Dessenheim et de Rustenhardt, que s’écrasa l’avion du commandant Marin la Meslée.

La mort du commandant, connue immédiatement par Remedy, arrive au groupe avant même que la patrouille ne soit posée. Le choc pour les pilotes est très dur. En dehors du chef aimé qu’ils perdent, le commandant Edmond Marin la Meslée représentait un pilote à qui la chance devait toujours sourire. L’aviation française perdait en lui son as de la campagne de France et l’un de ses futurs grands chefs, à la noblesse de caractère et l’élévation d’âme connues de tous. La nouvelle, connue des états-majors, y sema immédiatement la consternation et l’agitation. On se rendait compte, enfin, de la terrible densité de la Flak, densité qui aurait peut-être pu être prévue dans la mesure où elle avait participé à tous les reculs allemands, en particulier ceux de Montélimar et de Belfort. L’état-major rappelle pourtant la consigne permanente de ne jamais revenir au-dessus de l’objectif : afin d’éviter que les avions repassent au-dessus du point qu’ils viennent de bombarder, il est convenu que leurs mitraillages seront donnés par Remedy en même temps que les bombardements, ce qui avait toujours été demandé mais n’était pas rigoureusement observé. Le mauvais temps empêchant les missions, les pilotes du groupe restent toute la journée en tête-à-tête avec leur tristesse. Leur moral est très touché par cette double disparition. Deux officiers partent prévenir la famille du commandant avec tous les ménagements qui s’imposent pour sa femme qui, d’un jour à l’autre, attend un enfant.

Les soldats allemands qui relevèrent le corps du pilote reconnurent celui de l’un des as de l’aviation française. Il voulurent lui rendre les derniers honneurs mais furent délogés de la région de Neuf-Brisach par nos troupes. Ce ne fut que le 10 février, alors que la plaine d'Alsace était définitivement libérée, que le groupe de chasse I/5 apprit la découverte du corps de son chef et de celui d'Uhry, son équipier, dans le presbytère de Rustenhardt où ils reposaient. Le corps du commandant, retiré intact des débris de son appareil, reposait couché sur un lit. Ce même jour parvint la nouvelle que madame Marin la Meslée venait de mettre au monde une petite fille : Florence, née le 8 février.
Que s’est-il passé ? Sans doute la couche de nuages se déplaçant à faible altitude a-t-elle empêché Marin la Meslée de voir nettement les résultats de son mitraillage. N’ayant pu mesurer l’intensité de la Flak à cause de sa place de leader, il est revenu sur l’objectif dans une zone où il ne se savait pas guetté. Et aussi, dira Jules Roy, « parce que c’était son dernier vol en guerre, il s’acharna. Il voulait rentrer avec un goût de victoire dans la bouche, qui lui rappelât quelque chose du temps où cela avait un sens, et pour l’avoir, il ne lui restait plus alors qu’à tenter sauvagement la mort la plus stupide. » Sorti indemne de son premier piqué, il y revint, bien qu’il eût interdit à ses pilotes de ne jamais en faire autant. Il prit du champ et se jeta sur les canons qui ne voulaient pas se taire. Et c’est là qu’il perdit.
Le 12 février, les obsèques des deux pilotes furent célébrées à Rustenhart par l'abbé Weber, le prêtre du village. « Paris vous parle : Marin la Meslée est mort... L'un des plus vaillants pilotes de l'aviation française a été abattu. » C'est en ces termes que la radio annonça officiellement le 16 février 1945, à 21 h 40, la « mort au champ d'honneur » du commandant Marin la Meslée. « Je ne peux me consoler de ce qu'il soit tombé sans combat, comme un chevalier atteint de loin, à tout hasard, par la piétaille » dit en apprenant sa mort le général René Bouscat, inspecteur général de l'Armée de l'air et commandant des forces aériennes engagées. Au soir du 26 février, le groupe rendit son dernier hommage à son commandant. Dans le cimetière, une section de tirailleurs lui rendit les honneurs en présence de nombreuses personnalités et de délégations de toutes les unités de l'Armée de l'air. A la suite d'un émouvant discours, le général Bouscat remit à Philippe, fils de Marin la Meslée, la croix de guerre ornée de la palme que lui a valu sa dernière citation.

Lors des funérailles d'Edmond Marin la Meslée, célébrées le mardi 20 février 1945 sous les voûtes de la collégiale Notre-Dame de Dôle. De gauche à droite : le général René Bouscat commandant le 1er corps aérien français, le jeune Philippe Marin la Meslée, sa mère Élisabeth et son grand-père paternel Athelstan.

A la fin de la guerre, les compagnons d'armes du commandant Marin la Meslée décidèrent de lui construire un monument en forme d'étoile à cinq branches sur la commune de Dessenheim, à l'endroit où la Flak l'avait abattu. Le 29 juin 1946, lors de son inauguration, le général Bouscat fit de nouveau part de son admiration à l'égard de ce pilote : « Etre d'exception, rassemblant les plus belles vertus humaines, héros de l'armée de l'Air entré debout dans l'histoire, Marin la Meslée fut grand parmi les grands. Mais il était plus grand encore car il était de ceux qui savent s'abaisser pour mieux s'élever vers les sommets qui éclairent et guident les hommes. » 
 

Le monument funéraire du commandant Marin la Meslée à Dessenheim. Sitôt la guerre finie, les compagnons d'armes du commandant Marin la Meslée firent construire un monument en forme d'étoile à cinq branches sur le territoire de la commune de Dessenheim, à l'endroit où la Flak l'avait abattu. Ce monument fut inauguré le samedi 29 juin 1946.

Quatre ans plus tard, le 13 juin 1950, le corps du commandant y fut transféré. Il y repose désormais, sous une stèle qui porte gravé le texte de sa dernière citation. « Il était déjà [en 1941] touché par l'immortalité qui l'attendait quatre ans plus tard, dans le fracas de sa chute en Alsace, trop beau mais surtout trop pur pour un long passage sur la terre » écrivit Jules Roy, préfaçant au début des années cinquante l'ouvrage « Marin la Meslée » de Michel Mohrt. Le sergent-chef Uhry, qui avait perdu ses parents ainsi que son unique frère tombé dans les Ardennes au début de la guerre, reposa longtemps au cimetière de Rustenhart avant que sa dépouille ne soit finalement transférée à la nécropole nationale de Sigolsheim lorsqu'elle fut créée au début des années cinquante. Il y repose désormais parmi d'autres nombreux braves tombés pour la France et la libération de l'Alsace.

Frédéric Lafarge
délégué au patrimoine historique de la base aérienne 102 de Dijon
ancien conservateur du Musée de la BA 112 et de l’Aéronautique locale (Reims)

dimanche 25 janvier 2015

Conférence « Naissance et jeunesse de l’aviation légère 1920-1942″ à Strasbourg-Entzheim le 14 février 2015

 d'après l'information diffusée initialement sur le site de http://www.lecharpeblanche.fr

Les Ailes Historiques du Rhin organisent une conférence intitulée « Naissance et jeunesse de l’aviation légère 1920-1942″, présentée par Roger Gaborieau, auteur du livre « L’Aviation légère en France, 1920-1942 » (Éd° Bleu Ciel Diffusion).

Entrée gratuite. Merci de confirmer votre participation à l’adresse e-mail : aileshistoriquesdurhin@gmail.com ou par téléphone : 03.69.78.57.16 ou 06.07.06.84.05
À l’issue de la conférence, l’auteur se tiendra à la disposition des participants qui le désireront pour une rencontre et une séance de signature de son ouvrage.

samedi 24 janvier 2015

Avion Farman survolant l'aérodrome de Vesoul en 1911

Avion Farman survolant le champ d'aviation de Vesoul à l'occasion des grandes manoeuvres de l'Est en 1911©Jacques Hémet
Suite à une nouvelle photo envoyée par Jacques Hémet, si l'avion est vite identifié comme étant un Farman, de nouvelles interrogations se posent : où et en quelles circonstances cette photos a été prise ?
Grâce aux passionnés d'histoire de l'aviation d'Aéroforum, la scène est vite été identifiée. Au cadrage près cette photo à probablement été utilisé pour la publication de cette carte postale qu'on peut voir sur l'excellent site de Claude Thollon-Pommerol : http://www.asoublies1418.fr/

La photo a été prise à Vesoul et la légende de la carte postale indique : "Vesoul, les Grandes Manœuvres de l'Est 1911. Biplans Farman pilotés par le Capitaine Casse et le Lieutenant Martinet"
 n fait après avoir posé la question sur aéroforum 
l’identification a été rapide, votre photo est l’originale d’une carte postale des grandes manœuvres de 1911 sur l’aérodrome de Vesoul
Pour en savoir plus sur ces grandes maoeuvres de l'Est qui eurent lieu du 5 au 15 septembre 1911, je vous recommande le Cahier des As Oubliés N°3 « L’aviation aux manœuvres, 1910-1913" disponible sur http://www.asoublies1418.fr et cet article de Denis Albin sur son site : Les débuts de l'aviation militaires française 1911

Au sujet des pilotes, je peux préciser que le capitaine du génie Gilbert Félix Brutus Cassé (breveté militaire n°7 le 2 mai 1911) est né le 31 mars 1879 à Buenos Aires (Argentine) et le Lieutenant d'infanterie Robert Martinet, le 24 décembre 1885 à Ancon au Pérou. Ils avaient donc respectivement 32 et 26 ans.
Robert Martinet  apprend à piloter à l'école Henry Farman à Mourmelon et obtient son brevet de pilote sous le N° 78, le 17 mai 1910. Il reçoit la Légion d'Honneur en 1912, mais trouve la mort au cours de la campagne en Orient.


Source des informations :
Jacques Hémet
Regis Biaux
Lucien Morareau
Les As oubliés de 14-18 : http://www.asoublies1418.fr
Les escadrilles françaises de la guerre de 1914-1918 : http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/debut_aviation_militaire3.htm
L'histoire des cent premiers pionniers de l'aviation française par Yves Saint-Yves : http://passiondesavions.blogspot.fr/2010/10/lhistoire-des-cent-premiers-pionniers.htm

mardi 20 janvier 2015

Présentation du Projet CANE Ad’Air : Construction d’un avion par la communauté ENAC




     Depuis plusieurs semaines une équipe bénévole d’étudiants ENAC s’active dans le but de construire puis de faire voler un avion. En tant qu’Association des diplômés de l’ENAC, ENAC Alumni pense qu’un tel projet peut permettre de rapprocher les « anciens » et les nouveaux diplômés ENAC, de fédérer une multitude de communautés et d’entreprises et d’avoir un rayonnement international. Il est d’ores et déjà un projet majeur et emblématique d’ENAC Alumni puisqu’il est porté par des volontaires issus de de la plupart des filières enseignées à l’ENAC (EPL, ESA, ICNA, IENAC, MS EAGTA)



 Ils ont décidé de construire un RV7 sous le régime de la construction amateur CNRA. Ce modèle est produit par la marque Van’s Aircraft et est doté de capacités et performances impressionnantes pour sa catégorie : il peut atteindre une vitesse de 180kts en croisière, a une distance franchissable supérieure à 700NM, est certifiable voltige…

La phase de construction devrait durer deux ans et nécessiter plus de 1500 heures de travail ainsi que 80 000€ de budget total. Une fois l’avion opérationnel, il sera mis à la disposition des pilotes brevetés au travers d’un partenariat avec des aéroclubs toulousains.

 Le financement sera assuré par des donations privées, des subventions publiques, des partenariats industriels, des campagnes de financement participatif (« crowdfundings »), des actions ou évènements médiatiques…

 Aujourd’hui, ils ont besoin de votre aide afin de pouvoir concrétiser ce projet. Ce soutien peut se matérialiser de manières variées et à différentes échelles :

  • En apportant votre expertise ou vos compétences en rejoignant leur équipe. 
  • En parrainant le projet au travers de dons. 
  • En faisant office d’intermédiaire pour la mise en place de partenariats de recherches, avec les collectivités, avec des associations ou écoles, etc… 
  • En leur suggérant des contacts privilégiés dans des entreprises qui pourraient les soutenir matériellement ou financièrement : importateur de matériel aéronautique, ateliers de maintenance, motoristes, industries aéronautiques, etc… 
  • En relayant leurs communications auprès de vos amis ou collègues du monde aéronautique via le « bouche à oreille », les « like » sur Facebook ou les « suivre » sur les réseaux sociaux. 


Imaginé comme un projet mineur, le projet CANE Ad’Air est devenu un projet majeur de par sa capacité à fédérer l’ensemble de la communauté aéronautique et en particulier ENAC. Outre son aspect unificateur, il deviendra à court terme un outil puissant de développement et de rayonnement de l’ENAC de par ses atouts pour : la recherche, l’enseignement, le développement du pilotage et des compétences pilotes et l’aspect sociétal d’un tel projet. Enfin c’est l’occasion pour l’ENAC et l’ensemble de ses partenaires de communiquer avec efficacité et originalité en France mais aussi à l’international et en se démarquant des autres écoles aéronautiques.

 Si vous trouvez le projet passionnant et souhaitez donner un « coup de pouce » aux nouvelles générations ENAC, n’hésitez pas à contacter :
ENAC Alumni :  contact@alumni.enac.fr
Le responsable du projet : maxence.prely@alumni.enac.fr

Pour en savoir plus sur le projet, aller visiter les liens suivants : 
Le site ENAC Alumni : http://www.alumni.enac.fr/

dimanche 18 janvier 2015

Wilbur Wright au Mans en 1908

 De gauche à droite : Inconnu, Wilbur Wright derrière le stabilisateur caché par Henri Farman, un jeune garçon, probablement Louis Blériot en chapeau blanc, Léon Bollée de 3/4 dos , Hart  O'Berg, inconnu, inconnu © Jacques Hémet
Wilbur Wright au Mans en 1908

 Voici probablement les photos les plus anciennes de sa collection que Jacques Hémet nous fait aimablement partager. 
Il s'agit du "Wright Modèle A" modifié pour emporter deux personnes assises dont Wilbur Wright est venu démontrer en France en 1908, les qualités de vol Ces démonstrations en vol font suite à un accord de licence sur le Flyer conclu avec la "Compagnie générale de navigation aérienne" du français Lazare Weiller sous réserve de performances et de formation de trois pilotes.
Wilbur Wright arrive le 15 juin 1908 au Mans où il installe son atelier chez le constructeur automobile Léon Bollée.
Afin de pouvoir effectuer ses vols de démonstration, Wilbur obtient l'autorisation d'utiliser le champ de course des Hunaudières (terrain d’environ  800 x 300 m) .
Et, pour la plus grande joie des spectateurs sarthois, le 8 août 1908, il effectue le 1er vol du Flyer en Europe  devant de nombreux journalistes et bien sûr des pionniers de l'aviation tel que Louis Blériot et Henri Farman.

Wilbur Wright en vol sur son Flyer modèle A biplace en 1908© Jacques Hémet

Entre 8 et le 13 août 1908, neuf vols eurent lieu au champ de course des Hunaudières, allant de une à presque 9 minutes et ceci uniquement en ‘’tours de terrain’’  attirant des foules considérables venues admirer l’habileté du pilote. De nombreux témoins attesteront  les performances : Ernest Archdeacon, Hart O. Berg l’agent des Wright pour l’Europe, Léon Bollée, et des journalistes français et américains

De nombreux passagers seront emmenés à bord du Flyer par Wilbur Wright parmi lesquelles les premiers pilotes français Ernest Zens, Louis Blériot, Léon Delagrange et Henri Farman ainsi que des personnalités comme Paul Doumer, Paul Painlevé de l'institut, et le ministre des travaux public Louis Barthou.

Champ de courses des Hunaudières © Jacques Hémet
A partir du 15 août, Wilbur s’installe au camp d’Auvours. Les vols reprennent le 21 août et  pendant 5 mois Wilbur va émerveiller les spectateurs parfois venus de loin. 
Au fil des vols, les performances sont chronométrées et enregistrées officiellement par temoins dignes de foi : Léon Bollée et Paul Jamin tous deux de l’Aéro-club de la Sarthe, Henri Deutsch de la Meurthe, Henri Farman, Paul Tissandier, le 21 septembre il vole ainsi 66,6 km en 1h 31mn 35 s
Wilbur peut ensuite emmener des passagers Paul Tissandier et le Comte Charles de Lambert, ses premiers élèves, Frantz Reichel du Figaro, Hart O. Berg son agent, Léon Bollée, etc

 
Le 28 octobre, les vols d’écoles commencent , mais les conditions météorologiques irrégulières vont retarder l’instruction des élèves Tissandier, de Lambert et le capitaine Lucas-Girardville. La formation se poursuivra à Pau.

Le séjour au Mans s’achève le 31 décembre avec un vol 123 km en 2h 18mn 33s parcourant 124,72 km ce qui permit à Wilbur Wright d'emporter la Coupe Michelin de 20.000 francs accordé au plus long vol de l'année.

Sources des informations :
Jacques Hémet
Le Fana de l'Aviation N°465 août 2008
http://www.aerostories.org/~aeroforums/forumhist/index.php
http://www.lemans-sarthe-wright.com
http://www.alatouest.fr/Pages/Wright_Le_Mans.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Orville_et_Wilbur_Wright

mardi 13 janvier 2015

AEROSCOPIA OUVRE SES PORTES AU GRAND PUBLIC LE 14 JANVIER 2015

© Jean-Pierre Condat
AEROSCOPIA
LE NOUVEAU MUSÉE DE L’AÉRONAUTIQUE OUVRIRA SES PORTES AU GRAND PUBLIC 
LE 14 JANVIER 2015

Le musée Aeroscopia ouvrira ses portes au grand public le mercredi 14 janvier 2015. Sur place, les visiteurs vont expérimenter un voyage en immersion totale dans la culture aéronautique avec de nombreux modèles exposés grandeur nature (Concorde, Caravelle, Super Guppy, A300...) et des expositions retraçant l’histoire de l’aéronautique de la fin du 19ème sicèle à nos jours.

Le musée a été construit sur le site de Pinot. Situé en bordure de la ZAC Aéroconstellation, elle-même en lien direct avec la plate-forme aéroportuaire et les pistes de Toulouse-Blagnac, ce nouvel espace couvre une surface au sol de 15 000 m2.

La halle permet une certaine flexibilité d’aménagement dans le temps avec, notamment, la possibilité de réaliser une extension de 6 500 m2 en vue de l’enrichissement des collections.

Au-delà de la conservation et de la valorisation d’avions de légende, la vocation d’Aeroscopia est de transmettre la culture aéronautique au plus grand nombre, de valoriser les savoir-faire régionaux et de créer un lieu attractif pour susciter des vocations scientifiques et techniques, notamment chez les plus jeunes. L’emplacement du musée permet également de mutualiser sa visite avec celle de la chaîne de montage de l’A380 et des usines Airbus, renforçant l’offre touristique, industrielle et culturelle d'Aéroscopia.

Le projet est porté par un regroupement d’associations, Terre d’Envol. Il bénéficie du soutien de la Ville de Blagnac, du constructeur Airbus, du Grand Toulouse, de la Région Midi-Pyrénées et du Département de la Haute-Garonne.

dimanche 11 janvier 2015

1932, Alex Virot assure son reportage radio en avion

Alex Virot couvre le tour de France 1932 à bord d'un Nieuport Ni.D 391 F-AIMP de la CAF ©Jacques Hémet
Cette photo historique de qualité exceptionnelle appartient à la collection personnelle de Jacques Hémet. Il s'agit du Nieuport-Delage Ni.D 391 F-AIMP (ancien prototype du Ni.D 390) appartenant à la CAF, qui en a exploité 16 entre 1929 et 1936. C'est à la demande de la Compagnie Aérienne Française que Nieuport à développé en 1927 le NiD-39 permettant d'emmener quatre passagers et  par ailleurs la CAF a imposé le choix du moteur, un Armstrong-Siddeley Lynx IVc de 7 cylindres en étoile développant  200 ch à 1800t/min pour remplacer le gros moteur Hispano-Suiza V8 de 150 ch qui équipait initialement le prototype du Ni.D 390.

 La 3eme personne à l'arrière de l'avion avec les lunettes sur les yeux est Alex Virot (1890-1957) le journaliste sportif de "l'Intransigeant". Dès 1929, Il écrit des articles et intervient à la radio pour commenter le Tour de France cycliste.

Et pour la 1ere fois en 1932, Alex Virot couvre le Tour de France cycliste en avion. Pilote lui-même, il suit la course dans un appareil équipé de tout le matériel nécessaire à l'enregistrement de disques expédiés pour diffusion dès l'atterrissage sur Radio Toulouse, qui couvre alors un territoire allant du Maroc à l'Allemagne.
Le 14 juillet 1957, à 67 ans, alors qu'il suit le Tour de France sur l'étape menant à Ax-les-Thermes, il fait une chute mortelle en moto, son pilote Wagner décède durant le transport à l'hôpital.
Alex Virot s'apprête à embarquer dans Le Ni.D 391 F-AIMP de la CAF ©Jacques Hémet

Source des informations :
Jacques Hémet
Jean-Louis Bléneau
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_Virot
http://richard.ferriere.free.fr/bleneau/NiD38/NiD38.pdf
http://www.hydroretro.net/etudegh/les_avions_nieuport-delage.pdf


jeudi 8 janvier 2015

Je suis Charlie

 
La démocratie, c’est l’affirmation  du principe de la liberté d'expression.
Tuer ceux qui promeuvent cette liberté d'expression, c’est vouloir tuer la démocratie.
Face à ceux qui visent à asservir les êtres humains, nous devons affirmer toujours plus fort et porter toujours plus haut nos idéaux, pour que vivent nos démocraties dans le respect des opinions et des différences. En ces jours douloureux, nos pensées vont à ceux qui sont morts et à leurs proches. Ils sont morts parce qu’ils voulaient rester libres.

Ensemble, faisons que vive leur idéal 

qui est aussi le nôtre


jeudi 25 décembre 2014

Vol IFR en PA28 Arrow IV Turbo

Piper PA28 Arrow IV Turbo©Xavier Cotton
Sachant que j'ai du renoncer à piloter depuis deux ans, un ami m'a très gentiment proposé de faire un vol en IFR au départ de Reims-Prunay (LFQA) avec une percée ILS (Instrument Landing System) à Chalons-Vatry (LFOK) et  une percée GNSS (Global Navigation Satellite System) au retour. Le rendez vous au terrain est fixé à 9h00. Passage obligé au club-house pour récupérer les papiers et la clé de l'avion, pour cela il faut inscrire son vol sur l'ordinateur de l'aéroclub ce qui permet d'ouvrir la boîte à clé des avions. tel que dans le jeu de Fort-Boyard et on s'attend à voir de la fumée envahir la boite, si nous ne sommes pas assez rapides.

Visite pré-vol, il est important de vérifier que rien ne puisse gêner la rentrée du train d'atterrissage ©Xavier Cotton
Après avoir sorti le PA28 Arrow IV Turbo de l'aéroclub de Champagne du hangar et l'avoir tiré à la mains jusqu'à la pompe à essence, nous faisons un complément de plein par sécurité.
Ensuite le pilote effectue la visite pré-vol  en  faisant le tour de l'avion pour vérifier certains points sensibles, tel que les commandes des gouvernes, les tubes Pitot qui permettent de connaître la vitesse de l'avion, le niveau d'huile du moteur, et vérifier que les logements du train rentrant sont bien dégagés.

Début de givrage sur le pare brise ©Xavier Cotton
Comme pour tout vol en IFR, nous devons demander l'autorisation de mise en route au contrôle aérien, celui ci nous délivre  ensuite une "clairance", c'est à dire un ensemble d'instructions de contrôle comprenant un niveau à atteindre sur une radiobalise ou une intersection et un code transpondeur à afficher , ce qui nous permettra d'être identifié et suivi par les radars tout au long du vol. 
En l’occurrence nous sommes "clairés" niveau 60, c'est à dire 6000 pieds par rapport au zéro de référence quand l'altimètre est calé sur 1013 millibars.
Nous volons dans la couche nuageuse et alors que nous avons amorcé la descente sur Chalons-Vatry , on peut voir assez vite un peu de givre se former sur le bord d'attaque des ailes et sur le pare brise. On peut donc imaginer facilement qu'il s'en forme aussi sur le bord d'attaque des pales de l’hélice, ce qui réduirait la puissance à la remise des gaz à Chalons-Vatry. Ne voulant pas  prendre de risque inutiles, mon pilote annonce à la fréquence qu'il abandonne la procédure et que nous souhaitons faire demi-tour vers Reims-Prunay. Nous remontons au niveau 60 sous instruction de contrôle, et là on peut voir progressivement fondre le givre.
La procédure d'arrivée à Reims-Prunay se fait sans autre soucis grâce à la maitrise du pilote qui gère son avion avec méthode comme le ferait un pilote professionnel.
Tableau de bord du PA28 Arrow IV Turbo F-GJCL © Xavier Cotton


Caractéristiques du PA 28 Arrow IV Turbo
Immatriculation : F-GJCL
Numéro de série :  28R8131004
Constructeur : Piper
Année de construction : 1981
Vitesse de croisière : 145kts/270km/h
Nombre de place : 4
Puissance 200 cv turbocompressé
Autonomie moyenne : 6 heures à environ 40l/h
Poids à vide : 850 kg
Masse maximum : 1315 kg
Équipement : classé IFR

vendredi 19 décembre 2014

Bois d'aviation de Jean-Marie Ballu


Bois d’aviation
Sans le bois, l’aviation n’aurait jamais décollé
Jean-Marie BALLU
préfacé par Catherine Maunoury


PRÉAMBULE
Le bois a permis l’envol de l’aviation et, pendant un siècle, son épanouissement. 
Matériau facile à travailler, léger, souple, résistant et largement disponible, il est naturellement devenu le premier matériau de structure puis de revêtement, avec le bois moulé ou le très fin contreplaqué.
Les premiers constructeurs d’avions, souvent des marins, s’entourèrent de menuisiers. C’est en dentelle de bois, toile et fils de fer, que tous les inventeurs bricolèrent leurs prototypes pour tenter de voler. Que de pistes essayées, rêves ou délires de bois, avant d’arriver aux solutions volantes.
Les ballons et dirigeables firent également appel au bois comme les premiers planeurs, hélicoptères, ailes volantes et avions, même ceux à réactions, tous furent en bois. Il est toujours utilisé dans la construction aéronautique légère !
En nous racontant l’apport du bois à la conquête de l’air, c'est à un voyage allant de la forêt à l'atelier d’aviation d’hier et d’aujourd’hui que nous convie l'auteur.

SUJET DU LIVRE :
Il y a à peine plus d’un siècle, les premiers « avionneurs » se sont inspirés des graines (ailes volantes de la nature), des bateaux et des oiseaux, en copiant jusqu’à leurs os creux, en évidant leurs bois.

Après le frêne, résistant et élastique, et le bambou, les résineux à accroissements fins l’emportèrent rapidement. Quant aux hélices, elles furent sculptées en bois précieux : noyer, acajou...

Au gré d’une réflexion historique et technique, l’auteur nous entraîne dans les menuiseries et les ateliers bois des avions, assister aux tâtonnements avant les premiers envols, au choix des meilleurs bois d’aviation en forêt, aux techniques d’assemblage de ces bois pour garantir la légèreté et la sûreté. Il retrace la construction de nombre d’avions de légende, civils ou militaires, comme celle du célèbre Mosquito anglais, chasseur en bois de la seconde guerre plus rapide que ceux en métal, ou celle du plus grand avion jamais construit au monde, avec 18 m d’envergure de plus que l’A 380, le Spruce goose d’Howard Hugues. Il traite de l’évolution de la construction des avions de chaque époque, sans oublier les hydravions et la naissance de l’aéronavale.

Après un siècle, le bois est toujours présent dans l’aviation populaire et de compétition, CAP 10 et suivants. Il est resté longtemps en tête dans la vitesse et l’acrobatie jusqu’aux années 2000, et les meilleurs pilotes de voltige volaient encore il y a peu sur bois, pur ou composite. Enfin l'auteur, en professionnel de la forêt, nous rappelle que le bois, naturel, renouvelable et écologique, est le seul matériau qui consomme du CO2 et produit de l’oxygène dans son processus de fabrication !


L’AUTEUR :
Issu d’une famille de forestiers l’auteur, agronome et ingénieur général des Ponts des Eaux et des Forêts, a fait une grande partie de sa carrière à l’Office National des Forêts avant de la terminer comme président de la section « nature, forêt, paysages » du ministère de l’agriculture.

Au-delà de nombre de rapports sur la forêt et la nature, il a été notamment l’auteur de plusieurs livres sur la forêt et le bois (aux Éditions du Gerfaut) :

"Bois de marine, les bateaux naissent en forêt", primé en 2001 par l'académie de marine, réédité en 2003 et 2008.

"Bois de musique, la forêt berceau de l’harmonie", mars 2004,

"250 réponses aux questions des amoureux de la forêt", octobre 2006, "L’Hermione, l’aventure de sa reconstruction", juin 2007, réédité en juin 2010,

"La Fayette’s liberty ship of 1780, the reconstruction of the frigate Hermione", mai 2011.

RÉCOMPENSES
Après s'être vu décerner à Toulouse, le Prix des Ailes 2014 (France Bleu), Bois d’aviation. Sans le bois, l’aviation n’aurait jamais décollé a reçu le 17 décembre un nouveau prix, le Prix du livre aéronautique 2014 à l’hôtel de Guénégaud, siège de la Fondation Sommer (un des pionniers de l’aviation).
Par ailleurs, cet ouvrage de la collection « Bois de » (Bois de Marine, Bois de musique), qui traite de l’utilisation du bois dans la construction des premiers avions, et présente une histoire de l’aviation sous un angle tout à fait original et novateur, a été labellisé "Centenaire 14/18" par la Mission du Centenaire et a reçu le coup de cœur de l’Aérobibliothèque.


L’ÉDITEUR :
IDF, Institut pour le développement forestier, 47 rue de Chaillot, 75116 Paris.

Livre édité avec les soutiens du Musée de l'Air et de l'Espace, du Service Historique de la Défense, et de celui de la Fondation Sommer.



LIVRE :
Format : 24 x 30 cm / 192 pages / quadri / cartonné / 
Prix : 37 €.
Présence de QR code (« flashcodes ») pour compléter l’information sous forme de vidéos. 
ISBN : 9782916525075.

Si vous souhaitez commander ce livre, consulter la « Fiche de présentation de l’ouvrage »

dimanche 14 décembre 2014

JU 52 ou Toucan ?

AAC.1 Toucan au camp de Meucon 1951 @Bruno Baverel
Cette photo qui m'a été envoyée par Bruno Baverel à été prise en 1951 au camp de Meucon près de Vannes. Pour m'aider à la déchiffrer, j'ai fait appel aux spécialistes d'Aéroforum qui comme à l'habitude ont très vite répondu apportant de très nombreuses informations.

La question principale est toujours l'identification de l'avion. Au premier coup d'oeil, l'allure général de cet avion peut faire penser à un JU 52-3m construit par Junkers mais en y regardant de plus prêt on peut voir inscrit sur la dérive AAC 1, il s'agit donc d'un "Toucan". 
Après 1945, l'armée de l'Air a effectivement été dotée de AAC1 "Toucan" et non de "vraies" Tante Ju en provenance de chez Junkers. L'appellation "Toucan" est la dénomination constructeur concernant les Amiot AAC-1 (Ju 52 construits par Amiot en France). Les moteurs étaient des BMW 132Z3 construits pas Gnome et Rhône.
C'est la Demi-brigade coloniale de commandos parachutiste qui a été stationnée à Meucon de 1947 à 1954, avant d'émigrer vers Bayonne où elle est devenue le 1er RPIMa qui y est toujours. Meucon était alors le point de passage obligé des bataillons coloniaux qui partaient ou revenaient d'Indochine.

Remerciement :
à Philippe Ballarini, Bruno Baverel, Sosthene Billault, Jean-Louis Bleneau,  Philippe Coudercho, Didier Lecoq,  Lucien Morareau.

samedi 13 décembre 2014

14-18 L'aviation des missions spéciales

14-18 L'aviation des missions spéciales
Damien Rocha

 De l'union improbable de l’Aviation et des Douanes françaises, naquit à Hermonville, un jour de novembre 1914, l'école des" Missions spéciales".
De nombreux élèves y furent instruits, puis envoyés en territoires ennemis pour effectuer leur devoir patriotique, pour une France victorieuse !

Découvrez leurs aventures.
Comment une mission aérienne au départ de Rosnay devait mettre un terme au conflit le 25 décembre 1915.
Accompagnez l'As Jean Navarre, l'enfant terrible de l'aviation, dans quelques unes de ses frasques savoureuses.
Navarre, l'homme de toutes les audaces et de toutes les folies !

La mission spéciale est l'une des pages de l'histoire d'un conflit horrible, aujourd'hui effacée de la mémoire des Hommes. Pourtant à l'origine de nos "Forces spéciales" contemporaines.
 

Titre : 14-18 L'aviation des missions spéciales
Auteur : Damien Rocha 
Préface : Général d'armée aérienne Jean Fleury, chef d'état de l'armée de l'air (24 avril 1989 - 1er décembre 1991)
Éditions Damien Rocha-Deroche
204 pages 69 documents ou photographies
ISBN N° :978-2-9531290-2-1
Prix : 20€

En vente à Reims dans les librairies :
FNAC Place d'Erlon et réseau FNAC
La Procure Largeron 13 rue Carnot
Le coeur à l'ouvrage 18 rue Chanzy
Librairie Amaury 30 avenue Jean Jaurès

dimanche 7 décembre 2014

Le DVD de Lens Airshow 2012


120 minutes de film qui retracent les meilleurs moments du meeting aérien 2014 à Lens-Bénifontaine et qui vous font découvrir les coulisses et les acteurs de ce show d’exception.

Le DVD est disponible ! 

Pour le recevoir à domicile, renvoyer un coupons avec vos noms et adresses accompagné du règlement à l'adresse ci-dessous.

Tarifs pour la France: 11,50€ (10€ + port 1,50€)  Tarif pour la zone Europe: 12€ (10€ + 2€) DVD disponible à l’ «Hurricane Bar» de l’aérodrome au prix de 10€  (à partir du 2 Déc.)
Pour les virements bancaires depuis l'étranger, nous contacter par mail.
Dans la limite des stocks disponibles


Rappel des coordonnées  :
Association "Fêtes de l'Air Lens-Bénifontaine"
62 bis, rue Pasteur   F-62410 BÉNIFONTAINE
Tel 06 09 50 31 52
organisation@meeting-air-lens.com
http://www.meeting-air-lens.com
http://www.facebook.com/Lens.Airshow

vendredi 28 novembre 2014

Jean Beaulieu s'est envolé pour toujours......

Je viens d’apprendre le décès de Jean Beaulieu (85 ans), figure inoubliable de l'aéroclub de Champagne.

Jean s’est inscrit à l’Aéroclub de Champagne en 1950, breveté 1er degré en 1952 puis 2ème degré l’année suivante, il est pilote « Estafette » de l’armée de l’air en 1957 et mais aussi pilote planeur. 
En 1960, il obtient sa qualification «remorquage», puis ses qualifications d’instructeur 1er et 2ème degré en 1969 et 1970. Instructeur complet en 1971, il devient pilote professionnel en 1972. Jean Beaulieu poursuit sa formation et se qualifie IFR monomoteur en 1974, puis IFR bimoteur en 1980. 
Il a été instructeur bénévole à l’Aéroclub de Champagne de 1968 à 1972 puis instructeur appointé de 1972 à 1974. Instructeur professionnel en 1984, il devient Chef Pilote de l'aéroclub de Champagne jusqu'au 1er mai 1989, date de sa retraite.
Lors de l’assemblée générale de l’Aéroclub de Champagne de 1992, Jean Beaulieu reçoit des mains du Président la médaille d’honneur de la Fédération Nationale Aéronautique. 

"Un pilote ne meurt jamais, il s'envole juste et ne revient pas" Antoine de Saint-Exupéry

samedi 22 novembre 2014

Rafale en finale à Saint-Dizier

Rafale 113-FN en finale à Saint-Dizier ©Xavier Cotton
En route vers Montier-en-Der et son festival international de la photo animalière, j'avais repéré deux Rafale en vol. alors que j'allais traverser le village d'Hallignicourt, je fus survolé par les deux avions en configuration d’atterrissage pour la piste 11. Il était malheureusement trop tard pour que je sorte mon appareil photo du coffre de la voiture. Mais la chance était avec moi quand je vis le second chasseur remettre les gaz pour un nouveau circuit de piste, du coup je l'ai attendu de pied ferme.
Merci aux spécialistes d'Aéroforum qui m'ont apportés les informations suivantes : Il s'agit du Rafale biplace n° 347 qui a été convoyé de Bordeaux à Saint-Dizier le 8 juillet dernier et qui appartient à l'ESTA 2E.007 "Haute-Marne". Depuis quelques années les appareils ne sont plus mis en dotation aux escadrons, c'est l'escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) qui les soutient qui leur fournit les machines dont ils ont besoin. Toutefois, les insignes sont toujours portés sur les appareils, mais ne sont pas indicatifs de l'équipage ou du pilote qui sont à bord.
Rafale 113-FN vue de dos se posant à Saint-Dizier ©Xavier Cotton

mercredi 12 novembre 2014

Les Ailes Anciennes de Toulouse et le Breguet 941S

Le Breguet 941 appartenait à un parc d’attraction sur l’aérodrome d’Aubenas  © Ailes Anciennes de Toulouse
L’association Ailes Anciennes Toulouse a démarré un projet extraordinaire et a besoin de de l'aide de tous les passionnés d'aviation. En effet ils ont lancé un projet de financement participatif pour sauver un avion majeur dans l’histoire de l’aéronautique, un Breguet 941 S. Cet avion est à l’origine de plusieurs avancées technologiques majeures et doit être sauvé.
© Ailes Anciennes de Toulouse
Ce Breguet 941S est le résultat d'un concept imaginé dès 1948 par Louis Breguet : L'avion ADAC (Avion à Décollage et Atterrissage Courts) ou STOL (Short Take Off and Landing).
Il invente "l'aile soufflée", en dotant le prototype de volets "à persiennes" de grande surface pouvant s'abaisser à l'arrière des ailes sur la totalité de l'envergure, jusqu'à un angle de 97°. Les moteurs entraînant des hélices surdimensionnées ne peuvent que provoquer un énorme souffle qui, dévié vers le bas par les volets, crée une composante de sustentation. Il est l'un des quatre avions ADAC qui fut en service sur la BA112 de Reims de 1970 à 1974. Les quatre Breguet 941S furent retirés du service entre avril 1974 et avril 1975, ils quittèrent Reims en vol pour les réserves de Châteaudun avec la mention "RAS, bon pour le service" sur leurs carnet de vol !
J'avais déjà eu l'occasion  de vous  parler du Breguet 941S n°4 (F-RAND 62-ND) en attente de restauration sur la Tarmac du Bourget du coté Dugny

Démontage des moteurs © Ailes Anciennes de Toulouse
L’AATLSE estime le budget necessaire à ce sauvetage à 22.500 €, hors achat de l’avion évalué à 17.000 € et à son remontage. C’est donc un très gros budget, c'est pourquoi l'association a lancé un financement participatif  sur MyMajorCompany et elle espère grâce à cela récolter 10 000€ d'ici la fin de l'année. Je ne doute que le total soit atteint puisqu'on est à presque 50% de la somme. Alors ne tardez pas et participez même de façon modique et à partir de 50€ vous pourrez bénéficier d’un reçu fiscal vous donnant droit à une réduction de 66% de la somme versée du montant de vos impôts. parlez en autours de vous.


Le liens du projet :
https://www.mymajorcompany.com/preservons-ensemble-le-breguet-941
Les ailes anciennes de Toulouse : http://www.aatlse.org/

jeudi 6 novembre 2014

Eclats d'hélices par François Brévot

Eclats d'hélices
Warbirds 
et éclairages fantastiques
de
François Brévot
préface de Jack Krine



François Brévot nous rapporte dans ce livre des images exceptionnelles d'avions ayant marqué l’histoire des deux guerres mondiales, qu'il a capturées avec ses appareils photo au cours de ses voyages autour du monde.
Grâce à des textes courts et sa connaissance du milieu aéronautique militaire, l'auteur nous permet  de découvrir ou redécouvrir ces appareils mythiques souvent restaurés par des passionnés et dont la présentation en vol impressionne autant le public amateur que les passionnés de l'aviation. Un livre de référence sur le sujet

Chargé de ses 15 kg d’optiques et de « Nikon » en sac à dos, François Brévot voyage sans relâche sur tous les continents depuis vingt ans, à la chasse aux images d’avions. Les prises de vues en vol, tout comme les « Airshows » les plus exotiques, ou même les musées, entrent tous dans ses meilleurs albums d’images. Ainsi, l’auteur photographie plus régulièrement dans des pays aussi divers que le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Autriche ou la Russie. Il a précédemment publié aux éditions Pascal Galodé : Avions et meetings d’exception  en 2011, Avions et salons d’exceptions en 2013 et L’Agenda de l’aviation.   


Éditions Pascal Galodé : http://www.pascalgalodeediteurs.com/
Broché - quadricouleur - 160 pages
Format : 270x210mm
Prix : 30€
Frais de port indicatifs : 1 €
ISBN : 9782355933295
Distribué par CED/BLDD
Date de parution : 05/10/2014