samedi 18 octobre 2014

Airbus A330 : avion de la République Française


A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
Depuis le 11 novembre 2010, le Président de la République Française peut utiliser pour ses déplacements officiels un avion de grande capacité et lui permettant d'effectuer un vol sur la moitié de la Terre sans être obligé de faire une escale technique. C'est en effet le 4 novembre 2010 que l'Airbus A330-200 F-RARF (MSN240) à été livré à l'Armé de l'Air Française pour intégrer l'ETEC (Escadron de Transport, d'Entrainement et de Calibration) basé à Villacoublay (BA107)
A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
La base de Villacoublay ne peut accueillir un appareil de cette dimension, mais par mesure de sureté, l'avion présidentiel ne peut non plus rester sur un aéroport civil, autrement que pour un stationnement à durée limitée, par conséquent l'A330-200 stationne en permanence sur la base aérienne 105 d'Évreux (Eure) où sa sécurité est assuré. Chaque fois qu'il est nécessaire, l'avion est mis en place sur l'aéroport d'Orly pour permettre au Président de la République Française et aux autres passagers d'embarquer à proximité de Paris.
A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
L'Airbus A330-200 arborent la livrée officielle des nouveaux avions réservés au transport du Président de la République Française et de ses invités. Le drapeau tricolore est peint sur l'intégralité de la dérive de l'appareil, se prolongeant de façon oblique vers le bas du fuselage, en direction des réacteurs. Un drapeau français, plus petit, est aussi présent à côté de la porte principale empruntée par le chef de l'État et la cocarde tricolore, symbole de l'Armée de l'air, sur et sous les ailes. Enfin, « REPULIQUE FRANCAISE » est peint le long du fuselage, sur deux lignes. Cette livrée très sobre représente les couleurs de la France et permet une identification immédiate de l'appareil sur un parking d'aéroport.

A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat
Numéro de série : MSN240
Type : A330-223
1er vol : 20/10/1998
Immatriculation successives :F-WWKZ (vols d'essais), HB-IQB (Swissair puis Swiss), F-OPTP (Air Caraïbe), F-GRTP, F-ZWUG, F-RARF (French Air Force)
Indicatif radio: Cotam Unité quand le président de la République française est à bord
Moteurs : 2xPW4168A
A330-200 de la République Française à Nantes le 10 octobre 2014©Philippe Lohat

jeudi 16 octobre 2014

Aéropuces 2014

Aéropuces 18 et 19 octobre 2014

Pour la 8eme année consécutive, le musée de l’Air et de l’Espace organise sa grande brocante aéronautique. Collectionneurs, particuliers et professionnels se retrouvent, sous les ailes des deux Concorde du musée et dans le hall "entre deux guerres", pour deux jours de "chasse aux trésors", dans une ambiance festive. Plus de 60 exposants sont attendus sur 300m d'exposition linéaire. Entrée gratuite.

Hall Concorde : la brocante dédiée à l’aviation pendant tout le week-end Au cœur du premier musée aéronautique du monde, sur l’aéroport mythique du Bourget, Aéropuces,  initiative de deux passionnés, Jean-Charles Le Carréres et Jean Molveau, présente des stands diversifiés, pour satisfaire le plus grand nombre. On y croise d’insatiables collectionneurs de maquettes, des boulimiques de récits d’aventures, de documentation technique ou de bandes dessinées, des collectionneurs d’uniformes, d’objets publicitaires, d’affiches ou de cartes postales. D’autres "chinent" fiévreusement à la recherche de l’instrument de bord, du carburateur ou de l’hélice qui trônera dans leur salon ou les aidera à faire voler leur avion. Vendeurs  et visiteurs peuvent réellement dialoguer : contrairement à un achat sur Internet, Aéropuces permet un contact direct.
 
 
Informations pratiques :
Samedi 18 et dimanche 19 octobre, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Venir à Aéropuces
Contact pour les exposants : http://www.museeairespace.fr/contact/communication/

mardi 14 octobre 2014

Eclats de vie d'un pilote de chasse 1952-1967

Éclats de vie d'un pilote de chasse 1952-1967
Jean Louis Sébastiani
Autobiographie


"Et puis le vecteur, le T-Bird argenté, dont on a tous rêvé. Plus d'hélice et son régulateur, plus de couple à pleine puissance au décollage, plus de rugissement des 600 CV du R-985 Wasp. Le T-33 tricycle traduisait dans la finesse de ses lignes la performance, l'espace réduit du cockpit offrait au pilote toute la gamme des switches et autres organes de pilotage à portée de main et la verrière (canopy) type bulle favorisait considérablement la visibilité. On touchait du doigt ce "masterpiece" qui allait très bientôt nous faire passer des 300 km/heure aux 900 km/heure d'un seul coup d'un seul! Un autre monde nous ouvrait ses portes dans la logique de nos ambitions et du parcours du combattant attaqué dans la grisaille et la gadoue clermontoise d'Aulnat moins d'un an plus tôt."

Les débuts de l'aviation à réaction à la poursuite de nouvelles performances, l'épisode de la guerre d'Algérie, l'entrée dans le "plus vite que le son", la vie en formations opérationnelles, puis le monitorat en École de Chasse, point final de ces épisodes distincts et variés: c'est l'aventure que partage avec nous Jean-Louis Sébastiani au fil de ses souvenirs. Engagé dans l'Armée de l'Air en 1952, formé comme pilote de chasse à l'US Air Force, l'auteur nous fait revivre l'aventure extraordinaire de l'aéronautique. Accessible à tous, généreusement illustré de photographies d'époque, son témoignage fascinera les néophytes et ravira les amoureux de la voltige. "Injection, mélange, plein petit pas, démarreur, ça tourne, ça tousse, ça fume, c'est parti... Vous êtes aux commandes et vous allez bientôt décoller"!

Editeur : http://www.societedesecrivains.com
Titre : Eclat de vie d'un pilote de chass 11952-1967
Autobiographie
Auteur : Jean Louis Sébastiani

Prix : 42,95 € 
Pages : 356 pages  
ISBN : 9782342028522  

lundi 13 octobre 2014

1er vol vers la Réunion par Marcel Goulette

 Le Farman 192 F-AJJB de Maurice Goulette au départ de Tamatave (Madagascar) pour la Réunion ©Gustave Giraudeau
Du 17 au 27 octobre 1929, Maurice Goulette, René Marchesseau et Jean Michel Bourgeois  ont établi un record sur la liaison Paris (le Bourget)-Madagascar (Tananarive) à bord du Farman 192 n°3 ( F-AJBB) en parcourant les 12400km en 10 jours 8h et 40 mn  .
Les deux photo de cet article sont extraites de l'album de famille du Lieutenant Gustave Giraudeau alors en poste au 41 ème régiment de tirailleurs malgache. Elles témoignent du passage de l'équipage à Tamatave à 240 km de Tananarive sur la côte est de l'île d'où il décollera pour atteindre la Réunion pour la première fois avec un avion.
Pour ce vol au-dessus de l'Océan, Maurice Goulette veut porter le rayon d'action du Farman à 1700 km, de façon à pouvoir faire demi-tour si l'atterrissage s'avérait impossible. Pour ce faire, entre le 18 et le 24 novembre, un réservoir supplémentaire de 200 litres est réalisé sur place avec l'aide du service des Travaux Publics de Tananarive et monté dans la cabine. Le 24 novembre un "cheval de bois" necessite que le mécanicien Jean-Michel bourgeois redresse l'hélice à froid contrairement aux consignes du constructeur, un vol d'essai permet de valider la réparation.
Le 26 novembre, l'équipage parcourt pour la première fois en 5h30 de vol  les 800 km qui séparent Madagascar de La Réunion. "l'Explorateur Grandidier" un paquebot des Messageries Maritimes s'est positionné sur sa route pour lui permettre de corriger sa dérive. A 8h25, alors que Marcel Goulette est sur le point d'ordonner le retour vers Tamatave, René Marchesseau aperçoit la vapeur du paquebot. l'équipage atterrit à 11h20 à La Réunion, au lieu-dit "Gillot" (Aéroport Roland Garros).

 René Marchesseau er Marcel Goulette (en partant de la droite) devant Le Farman 192 F-AJJB avant leur départ de Tamatave (Madagascar) pour la Réunion ©Gustave Giraudeau
Le 8 décembre, le F-AJJB et son équipage tentent de rejoindre Paris depuis Madagascar. De nombreux avatars que vous pouvez lire sur l'excellent site de Michel Barrière (http://www.crezan.net/pag_f190/192_03.html) retarde leur remontée vers la France. Le 22 avril alors que l'avion se dirige vers El Quit, où Goulette a prévu un ravitaillement le moteur s'arrête brutalement, Marchesseau tente un atterrissage d'urgence, mais une jambe de train se brise et l'avion se couche arrachant l'aile gauche et déchirant le flanc de la cabine, l'avion est abandonné là en plein désert. l'équipage est secouru le 28 avril par le groupe nomade de Timetrin qui les rapatrie sur Gao. Le 5 mai, Goulette, Marchesseau et Bourgeois rejoindront enfin Le Bourget

En novembre 2009 la compagnie Air-Austral a fêté les 80 ans de la ligne Paris-La Réunion en repeignant le Farman 192 n° 4 du Musée de L'Air et de l'Espace aux couleurs du n° 3 F-AJJB.

Sources d'informations :

dimanche 12 octobre 2014

FARMAN F40 F-AHMF

Farman F.40 F-AHMF  lors du deuxième Tour de France des avions de tourisme en 1932 © Jacques Hémet
L'avion au premier plan est le Farman F.40 (F-AHMF) avion conçu comme avion d'observation par Maurice et Henry Farman à la demande de l'Armée de l'Air dès 1915 et qui servit très souvent après guerre pour faire des "Baptêmes de l'air"

Le Farman F.40 (n°6828)  immatriculé F-AHMF (AHMF = Avions Maurice et Henry Farman) a appartenu à Henry et Maurice Farman du 12 janvier 1920 au mois d'octobre 1930, basé à Toussus-Le-Noble, a partir de cette date il a appartenu à Mr Larousse et basé à Paris jusqu'en janvier 33, son dernier propriétaire est Louis Gaubert de Ville d'Avray, l'avion étant basé à Toussus-Le-Noble.
Cette avion construit en 1912 équipé d'un moteur propulsif Renault de 80 Cv est l'avion le plus ancien qui participa au Deuxième tour de France des avions de tourisme en 1932. Il était piloté par Louis Gaubert, pilote ayant obtenu son brevet de pilotage en 1909 et qui avait gagné le rallye de Deauville en 1913.

Au second plan on peut voir le  Schreck FBA.310 F-ALOS le seule avion amphibie qui participa au Deuxième tour de France des avions de tourisme en 1932.

Sources des informations :
Les avions Farman de J Liron collection DOCAVIA n°21 editions Larivières

samedi 11 octobre 2014

Farman 200 n°1 F-AIYO

Farman F.200 n°1 F-AIYO © Jacques Hémet

Le Farman 200 est un avion triplace de tourisme construit en bois avec une aile parasol permettant d'intégrer un pare-brise. Il est équipé d'un moteur Salmson 9ac (9 cylindres en étoile) de 120 Cv lui permettant d'atteindre 3100m avec une vitesse de croisière de 170 km/h.
C'est Lucien Coupet pilote d'essai de la maison Farman qui présente le F200 n°1 au Service Technique à Villacoublay en mars 1929 afin d'obtenir son Certificat de Navigabilité, ce qui est fait sans aucune difficulté. Le F-AIYO (c/n 7116, CdI 2184 du 30 juillet 1929) devient alors le premier appareil de série, vingt exemplaires  seront construits jusqu'en 1932. L.B. Dick, un américain habitant Buc en fait l’acquisition le 26 avril 1929, et après s'être entrainé dessus, il voyage avec en France puis en Europe. L.B. Dick étant étranger le F-AIYO ne sera enregistré à son nom qu'en octobre 1930.
L'avion est rayé du contrôle le 3 avril 1931 pour une raison inconnue, et c'est avec un nouveau CdN (3283 du 27 décembre 1932) qu'il est livré le 5 novembre 1932 à Léon Molon, ancien coureur automobile, pionner de l'aviation et créateur de l'Aéroclub "Jean Maridor" du Havre. Il restera basé au Havre-Bléville jusqu'en 1939, puis il est mis en vente le 16 juin de cette même année par la Société Commerciale d'Aviation, au nom de laquelle il est enregistré. Probablement réquisitionné par les allemands dès le début de la seconde guerre mondiale, on perd alors sa trace.

Toussus-le-noble, Jean Bétrancourt  (me en partant de la gauche) prend possession en janvier 1932 du Farman 200 F-ALPF pour l'Aéro-Club de Normandie ©Alain Bétrancourt
Le dernier Farman 200 construit, soit le n°20 de la série, est acquis par l'Aéro-Club de Normandie, dont il porte les couleurs, un bandeau bleu et rouge. immatriculé F-ALPF (c/n 7327 CdN 3045 du 11 janvier 1932) Il est basé sur le terrain du Madrillet (Rouen-Rouvray).
En novembre 1934, il est enregistré au nom de la société HMD Farman, puis en février 1935 c'est Madame Sarah Antolin qui en fait l'acquisition pour l'Aéroclub d'Aragon. enregistré comme vendu à l'étranger en avril 1935, il sera détruit pendant la guerre civile.

Source des informations :
Jacques Hémet
Alain Bétrancourt
Crezan Aviation : http://www.crezan.net/crezan.html
Aviafrance : http://www.aviafrance.com

mardi 7 octobre 2014

SIPA 121 N°51 à Essey-lès-Nancy

SIPA 121 n°51 à Essey-lès-Nancy en 1957 © Jacques Hémet
Récemment, je vous ai parlé des MS472 "Vanneau"  stationnés à Essey-les-Nancy au sein de l'ERALA 1/36 héritière du CERO307 en vous précisant qu'ils furent progressivement remplacés par des SIPA S111/121 à partir de 1957. En voici une photo ci-dessus, il s'agit du SIPA 121 N°51, reconnaissable à l'antenne du radio-compas à l'arrière de la verrière. D'après l'insigne visible sur l'avion, même si celle-ci est à l'envers par rapport aux représentations habituelles, on peut affirmer qu'il appartient à l'ERALA 3/38 de Tours issue du CERO 311. 
Voici ce qu’écrit Gilbert Nëel dans le fanatique de l'aviation n°91 de juin 1977 au sujet de la genèse des SIPA111/121 : "En 1943, le constructeur allemand Arado décida le développement d'un appareil d'entrainement dérivé de l'Arado 96 B. Cet avion monomoteur (moteur Argus AS 410 de 450 ch) de construction métallique à ailes basses et train rentrant, biplace en tandem devait être utilisé par la Lutwaffe pour l'entrainement avancé. La société Industrielle Pour l'Aéronautique (la SIPA fondée par M. Volland en 1938) fut chargée de l'étude et de la construction du nouvel appareil désigné Arado 396, qui devait utiliser des matériaux rustiques (métaux de qualité courante et bois) et être facile à construire en grande série.....". La progression des alliés obligea les allemands à confier la construction de l'Arado 396 à la firme Tchèque Letov. La construction du prototype  fut poursuivi sous contrôle français chez SIPA. Rebaptisé SIPA S.10, il fit son 1er vol le 29 décembre 1944 avec aux commandes le chef-pilote de la société, R Launay. En plus du prototype, 4 avions de présérie et 30 de série (1 à 30) furent construits en 1945 et 1946. Puis cinquante exemplaires du SIPA11 (n°31 à 80) furent construits, ils se distinguaient du S10 par le montage d'une verrière coulissante. En 1950, sort une nouvelle version sous la désignation de SIPA S111 justifié par des améliorations de l'équipement et de l'installation électrique. En 1950 à la demande de l’État-major de l'Air, la SIPA étudie une version entièrement métallique du S111, à l’exception de la partie centrale du fuselage qui reste en acier, le bois est remplacé par un alliage léger : le dural. 50 exemplaires (S12 °1 à 50) sont commandés. Enfin en 1954, apparait le SIPA S121, avec la partie centrale du fuselage en dural comme le reste de la cellule, il y en aura 50 exemplaires (n°51 à 100). Équipe d'un moteur Renault-SNECMA 12 S 02  (version francisé du moteur allemand Argus) de 12 cylindres en V inversé de 12 litres de cylindrée, refroidi par air et développant 440 ch au sol, 495 ch à 3250tr/mn à 2400m, et 580 ch en surpuissance pendant 7 minutes. Ce qui donne les performances suivantes :
V Max : 360 km/h
V de croisière : 320km/h
V d'atterrissage : 114km/h
Plafond pratique  : 8000M
Deux réservoirs de carburant pour un total de 340 litres donnent une autonomie de 3h30 au régime de croisière .

Fiche DCMAA du SIPA121 n°51 ©SHD-Air
D'après la fiche "DCMAA" (Direction Centrale du Matériel de l'Armée de l'Air) du SIPA 121 n° 51,  celui-ci est pris en compte par l'Armée de l'air le 27 avril 1954, on peut supposer qu'il est d'abord affecté à la Base École de Salon de Provence (BE701) aux alentours du 2 novembre 1954 et jusqu'au 15 mars 1957, puis il est affecté à l'ERALA 3/38 de Tours jusqu'au 25 octobre 1957 avant d'être versé à l'ELA 41 qui gérait le parc de l'ERALA 1/36 basée à Essey-lès-Nancy. A partir du 20 août 1959 il est stocké dans l’Entrepôt de l'Armée de l'Air (EAA601) sur la base aérienne de Chateaudun (BA279) où il sera reformé définitivement le 3 juin 1960.

Sources des informations :
Jacques Hémet
Gibert Nëel
Le Fanatique de l'Aviation : les SIPA S10 à S121 par Gilbert Nëel  (N°91 de Juin 1977 au N°96 d'octobre 1977)

lundi 29 septembre 2014

Teaser du film du "meeting Lens Bénifontaine 2014"



Cette année encore le meeting aérien de Lens-Bénifontaine a remporté un beau succès avec l’accueil de 64.000 visiteurs venus admirer, gratuitement et souvent de loin, 6h30 de spectacle aérien de qualité. Deux évènements inédits auront marqué cette édition 2014 : Le meeting aérien crépusculaire du samedi soir qui laissera un souvenir inoubliable aux nombreux invités et le vol inédit en patrouille du Rafale français et du F16 belge. Si le vol commun des deux chasseurs restera unique, le show crépusculaire sera en revanche reconduit à l’avenir pour un plus large public. Ce film, d’une durée de 52 minutes dans sa version longue, montre les coulisses du spectacle et rend hommage aux équipages et aux nombreux bénévoles qui œuvrent à son organisation.
À bientôt pour un prochain mail d'information pour vous présenter les actions entreprises et les nouvelles concernant notre prochain meeting des 19 et 20 Septembre 2015.
Amitié,

Régis Grébent
et l'équipe du bureau d'organisation.

Rappel des coordonnées pour nous joindre :
Association "Fêtes de l'Air Lens-Bénifontaine"
62 bis, rue Pasteur   F-62410 BÉNIFONTAINE
organisation@meeting-air-lens.com
http://www.meeting-air-lens.com
http://www.facebook.com/Lens.Airshow

dimanche 28 septembre 2014

Long-EZ de SHARKIT

Rutan Long-EZ ©SHARKIT

Il y a 3 ans je vous ai présenté Renaud Mangallon (http://passiondesavions.blogspot.fr/2011/06/sharkitcom-renaud-mangallon.html),  un véritable artiste en arts graphiques que ce soit la peinture (renax-art.blogspot.com), la sculpture, la conception de maquettes (www.sharkit.com), ou la bande dessinée ("le crépuscule des guerrier"). Renaud Mangallon revient vers nous avec la sortie de sa maquette de Long-EZ.  La maquette est disponible au 1/72eme (28€) et au 1/48eme (54€) sur simple demande par mail auprès de Renaud (renaud@sharkit.com)

Le Long-EZ avion dérivé du VariEze, a été  conçu pour les constructeurs amateurs par le génial Burt Rutan comme un avion de voyage rapide (185 Kt) de grande autonomie (1000 Nm) . C'est un avion en stratifié à plan canard, biplace en tandem avec un moteur de 200cv placé à l'arrière et une hélice propulsive.  Le Long-EZ effectua son premier vol le 12 juin 1979. Les liasses de plans ont été commercialisées à partir de 1980. La patrouille REVA se présente en meeting aérien avec leurs deux ACROEZ  (Long-EZ aux ailes raccourcies et à la puissance moteur augmentée) et un Long-EZ

pièces du long-EZ ©SHARKIT
La boite du Long-EZ est illustrée par Renaud Mangallon, elle contient les pièces en résine moulées de la maquette et la notice d'explication. Mais cette fois ci, elle ne comporte pas de planche de décalcomanie car chaque pilote souhaitera sa propre décoration.





Contact :
http://www.sharkit.com/sharkit/longez/longez.htm
renaud@sharkit.com

samedi 27 septembre 2014

Vitry en Artois : Il y a 70 ans la libération


 Il y a 70 ans la libération
18 et 19 octobre 2014
Aérodrome de Vitry en Artois
Entrée gratuite

Le 18 octobre 1944 le groupe des FAFL lorraine a ré-occupé un aérodrome français à Vitry en Artois, faisant de ce terrain le premier terrain français réinvesti par un escadron français.  A l entrée de l aérodrome une stèle marque dans le marbre cette journée qui est commémoré tous les ans.
Le devoir de mémoire nécessite de marquer dignement les 70ans de cette libération, pour cela collectionneur et  historiens, ont étés contactés pour deux jour d exposition.sur la base du bénévolat

Il y aura 130 exposants de matériel américain anglais allemand. une exposition de moteurs et divers pièces d avions crashés dans la région,  une collection de centaines de photos d époque,  vidéos,  présence de pilotes du lorraine 3 vétérans et 3 pilote d'aujourd'hui car le Lorraine existe toujours,  et deux trois avions de l'association de Lens seront  présents, T6, Stampe......
Il est à noter qu un historien sera présent pour montrer ses recherches sur l'histoire de ce terrain historique.  
Vitry le François doit  absolument rester en activité par devoir de mémoire.

vendredi 26 septembre 2014

Agendas et Calendrier 2015 de Hugo Image


Pour tous les passionnés d'aviation qui fréquentent ce blog, je vous présente un calendrier mural et un agendas de bureau édités par Hugo Image
Le calendrier 2015 "AVIONS de Légende" présente à raison de deux photos par mois, 24 avions militaires d'actualité et de collection 

Édition : Hugo Image
Titre : Calendrier 2015 AVIONS de légende 
Date de parution : 25/09/2014
ISBN / EAN : 978-2-7556-1579-1 - 9782755615791 
Format : 30cm x 30cm 
Prix : 9€99

Ouvert sur le bureau, l'agenda-calendrier 2015 "Avions d’exception" donne à rêver sur de magnifiques photographies des plus beaux avions d’exception. Il vous propose de découvrir les avions les plus exceptionnels qui tracent leur sillage blanc au-dessus de nos têtes. Les F22 Raptor, F117 furtif, Rafale, Mig 35... dernier cri en matière d'aviation militaire, mais aussi les Spitfire, Mustang, Hurricane... héros de la Seconde Guerre mondiale, sont présentés au travers de photos rares et magiques. Mais l'aviation civil n'est pas oubliée : les Airbus A380, Boeing 747, Concorde... sont aussi là pour vous faire rêver.  

Édition : Hugo Image
Titre : Agenda-Calendrier Avions d’Exception
Date de parution : 18/09/2014
ISBN : 978-2-7556-1556-2
Format : 18cm x 24cm x 3cm
106 pages
Prix : 14€99

jeudi 25 septembre 2014

"METAL BIRDS" Lucio Perinotto

Exposition "Metal Birds" 2014 à la Galerie Vitesse "Constellation climbing" ©Lucio Perinotto
LUCIO PERINOTTO 
Exposition de peintures
"METAL BIRDS" 
du 16 octobre au 15 novembre 2014 
à la Galerie Vitesse 
(du mardi au samedi de 14h00 à19h00)

 Sur le site de Lucio Perinotto http://www.lucioperinotto.com voici ce qui est écrit concernant sa biographie,
  "La passion de Perinotto et son talent véritable ont été reconnus en 1992, quand il a été invité  à rejoindre le groupe des peintres de l'air. Ses peintures à l'huile noires et blanches lui ont rapidement forgé une grande réputation. À de multiples occasions, il fut invité par la Guilde des Artistes de l'Aviation. Aujourd'hui, il est sans aucun doute l'artiste d'aviation français le plus doué.

  Avec un style simple et efficace, combiné avec un traitement incroyable de lumière, son travail a une vitalité exceptionnelle. Lucio Perinotto aime aussi jouer avec des ombres et des couleurs ; ses peintures de couleur montrent une variation particulière vers des bleus profonds.

 Lucio Perinotto est passionné d'avions de ligne à hélices et d'avions de chasse de la seconde guerre mondiale. Avec ses avions, vous entendez le bruit des moteurs, vous estimez que le stress d'un pilote s'est engagé dans un combat aérien, vous partagez le frisson de croisière au-dessus de l'océan Atlantique du Nord sur un Constellation.


Le style de Lucio Perinotto est unique : dans chacune de ses peintures, un avion légendaire, vu sous un angle particulier vous fait ressentir l'action, vous en êtes le héros. Lucio Perinotto aime les détails subtils, mais authentiques qui donnent un sens  formidable des réalités à ses peintures et une certaine nostalgie.
Lucio Perinotto nous mène loin au-dessus des nuages, et lorsque l’on atterrit, c’est pour se retrouver dans l’aérogare d’un monde précurseur.
Pour cette nouvelle exposition à la Galerie Vitesse, il a particulièrement étudié les reflets sur les carlingues des somptueuses machines. Ainsi découvre-t-on plusieurs gros plans de Constellation, Stratocruiser, Breguet 2 Ponts, Super-sabre, Typhoon, B-17 … :
Le jeu de la lumière sur les carlingues, la remarquable composition des œuvres, une maîtrise irréprochable des volumes, voici un ensemble de caractères qui absorbe la réalité pour en extraire l’ultime poésie.



Galerie Vitesse
48 rue de Berri
75008 Paris
Tel : +  33 (0) 1 42 25 48 13
galerievitesse@gmail.com
www.galerievitesse.com
www.lucioperinotto.com

mercredi 24 septembre 2014

Le L39 RA3366K restauré par le musée de Savigny-les-Beaunes

L39 RA3388K exposé au Musée de Savigny-les-Beaunes depuis juin 2013 ©CCI Yonne
Quel plaisir de voir ce L39 Albatros ainsi restauré dans des couleurs le mettant bien en valeur alors qu'il aurait malheureusement très mal finir. 
 
Le L39 RA3366K quitte l'aérodrome d'Auxerre pour le musée de Savigny-lès-Beaunes ©CCI Yonne
En avril 2013, l'Albatros L39 (RA3366K ex Ukraine Air Force n°53) a rejoint la collection du musée de l’Aviation de Chasse du château de Savigny-lès-Beaunes. L’appareil à réaction a été restauré bénévolement par l’association des Amis du château pour être présenté au public dès juin 2013.

L39 RA3366K à l'abandon sur le terrain d'Auxerre en 2010 ©Xavier Cotton
En novembre 2010, j'avais regretté de le voir s'embourber sur l'aérodrome d'Auxerre-Branches (LFLA)  espérant le voir racheté au plus vite par un musée plutôt que de passer encore plusieurs hivers avant de finir  ferraillé par nécessite. 
À priori, cet avion s'était posé  à Auxerre en 2006 pour que l'avionique y soit modernisé, mais aurait été saisi par la justice. Depuis lors, cet avion avait été déplacé plusieurs fois, du parking nord à l'angle nord-est dans le fond, et comme malgré les scellés, certains venaient le "visiter" alors qu'il était encore équipé de ses armements  de déclenchement de siège éjectable, il fut mis coté pompier pour être visible, puis finalement à l'entrée de l'aérodrome.

Le L39 RA3366K superbement restauré à Savigny-lès-Beaunes ©CCI Yonne

samedi 20 septembre 2014

Show aérien Le Mans

Show Aérien au Mans
Aérodrome du Mans
28 septembre 2014


Dimanche 28 septembre 2014, les Ailes du Maine organise un meeting aérien sur l’Aérodrome du Mans-Arnage dont l'entrée sera libre, sachez en profiter.
Au programmes vous pourrez admirer des Rafale de la Marine Nationale, un Spitfire, un Seafury, Stampe Charlets records, une patrouille composée d'un Bucker et d'un Stampe, un Long Eze, des North American T6, un Pitts S2A, un Cap 232 Mudry, un Extra 330LX mais aussi un autogyre, de la voile contact, et de l'aéromodélisme...

Et en exclusivité cette année le face à face amical d’un sport prototype Pescarolo 02 de 380 Ch et d’un Mudry CAP 232.

Le show aérien sera commenté par Ivan Hairon.

Pour plus d'informations :
Les Ailes du Maine http://www.adm-avion.com

Aérodrome Le Mans - Arnage

Route d’Angers

72100 Le Mans

mardi 16 septembre 2014

Portes ouvertes à Toussus-Le-Noble

1ère Portes ouvertes 
sur l'Aérodrome de 
Toussus-le-Noble
à l'occasion 
des Journées Européennes du Patrimoine
Samedi 20 septembre 2014
de 11h00 à 18h00

Vous aurez la possibilité d’approcher de nombreux aéronefs exposés en statique dans les hangars et sur l’aire de stationnement, parmi ceux-ci : Piper PA 28 - Morane-Saulnier MS892, Robin DR 400 - Aquila, Cirrus, Wassmer CE43,  TB20 Tobago, bimoteur PA 34, mais aussi des avions d’affaires comme un Beech King Air 100 et un jet d'affaire Cessna Citation ou encore des hélicoptères : Robinson 44, EC120 ou un Écureuil
De nombreuses activités seront proposées sur place par les aéroclubs et entreprises basées (simulateur, vols d’initiation), mais aussi la possibilité de visiter les installations
L’Aéro-Club AIR FRANCE participera à cet événement et aura plaisir à vous faire visiter ses locaux ainsi que ses avions.
Différents aéro-clubs proposeront des vols d’initiation d’1/2h : 60€ la demie heure par personne, pour 2 personnes minimum.


Pour plus d'information :
Ville de Toussus-le-Noble : http://www.ville-toussus-le-noble.fr

lundi 15 septembre 2014

Les MS472 de l'ERALA 1/36 d'Essey-lès-Nancy



Alignement de MS472 à Essey lès Nancy en 1957© Jacques Hémet
Jacques Hémet m'a fait parvenir cette photo qu'il a prise à Essey-lès-Nancy en 1957. Ayant fait appel aux amoureux de l'histoire de l'aviation sur Aeroforum , comme à l'habitude les réponses ont fusé. Merci à Michel Baron, Guy Fruchart, Gilbert Neel et Bernard Palmieri pour leur aide précieuse.


La photo présente l'alignement parfait des huit MS472 (moteur en étoile) que l'ERALA 1/36 possédait en avril 1957 (ils furent 10 début juillet 1956), ceux-ci sont hérités du CERO 307, dans l'ordre : n°6, 87, 74, 127, 145, 22, 141 et 96. Ils seront retirés progressivement du service avec l'arrivée des premiers SIPA S.111/121. Au 1er juillet 57, il n'en reste que six. les derniers MS 472 de l'ERALA 1/36 sont restés affectés jusqu'en octobre 1957 (départ des n° 6 et 87 le 20/10/1957 et du n° 74 le 31/10/1957).

Le MS472 est issu du MS470 s'en distingue essentiellement par son moteur en étoile Gnome et Rhône 14M délivrant une puissance de 700 chevaux. Ces moteurs étaient issus d'un important stock que le Service Technique de L'Aéronautique (STAé) avait découvert à l'issue de l'armistice de 1940. Bien que ces moteurs ne furent pas de première jeunesse (ils avaient en effet équipé les Potez 63-11 d'avant guerre) il fut décidé de les utiliser car il avait au moins le mérite d'exister. Le premier MS472 de série entra en service dans l’Armée de l’Air en décembre 1946, le dernier le N° 300 fut pris en compte par l'Armée de l'Air en mars 1952.

Caractéristiques du MS472 "Vanneau" II :
Avec un moteur Gnôme te rhône 14 M 05 de 14 cylindres en double étoile 19l de cylindrée de 570 ch au sol à 2800tr/mn, 640 ch à 4500tr/mn. La puissance au décollage à 3030tr/mn donnait 700 ch. L'hélice était soit une Ratier 1527 de 2,55m de diamètre à pas variable électrique, soit une CGEA 10308 de 2,48m de diamètre à pas variable mécanique.
Places : 2
Envergure : 10, 65M
Longueur :  8, 76m avec hélice Ratier et  8,60m avec hélice CGEA
Surface alaire  : 17, 30m2
Hauteur : 3,62m en ligne de vol  
Voie du train : 3,13m
Poids à vide : 1973kg
Poids total selon mission : 2588/2781kg
Vitesse maximum à 2000m : 468km/h
Vitesse au décollage 140 km/h
Vitesse en montée:  180km/h
Vitesse d'approche 160 km/h
Vitesse d'impacct 120km/h
Monté à 5000m à 2700tr/mn : 10'32"
Autonomie à 415km/ 1530 km
Armement : deux mitrailleuses MAC 1934 Ml39 de 7,5mm


Onze CERO (Centre d'Entraînement des Réserves Ordinaires) ont été créés entre 1951 et 1953, celui de Nancy étant le CERO 307, stationné sur le terrain d'Essey-lès-Nancy. Ils deviennent plus simplement "CER" en 1954 et sont tous dissous en 1956, leurs moyens redistribués aux ERALA Escadrille des Réserves d'Aviation Légère d'Appui). 
L'ERALA  1/36  est donc créée le 1er janvier 1957 faisant suite au CERO 307 qui a été mis sur pied le 31 janvier 1952 à Essey-lès-Nancy, devenu CER le 21 juillet 1954 et dissous le 31 décembre 1956.
La mission principale des CERO consiste à maintenir un niveau minimum d'entraînement opérationnel et militaire pour les réservistes (Personnel Naviguant et Personnel Non Naviguant). Commandés par un officier d'active, les CERO peuvent aussi mener des missions secondaires au profit de la Défense opérationnelle du territoire (DOT), aux ordres des commandants de régions aériennes (liaison, observation...). L'insigne visible sur le premier Vanneau de la photo est celui du CERO de Nancy : un écu noir à une aigle bicéphale éployée.


Sources :
Michel Baron, Guy Fruchart, Jacques Hémet, Gilbert Neel, Bernard Palmieri
Le Fanatique de l'Aviation N°104 de juillet 1978 au n°108 de novembre 1978 : les Morane Saulnier "Vanneau" par Edouard Mihaly.
http://www.traditions-air.fr

dimanche 14 septembre 2014

Rennes Airshow® 2014

24ème Meeting Aérien International
Manifestation clôturant une semaine dédiée au devoir de mémoire
Aéroport de Rennes-Saint Jacques
20 et 21 septembre 2014

Ce meeting, orienté sur la commémoration du centenaire 1914-1918 et le 70ème anniversaire de la libération de Rennes en Août 1944, rendra également un hommage particulier à l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT) dont on célébrera les 60 ans.
Dans ce cadre, la manifestation a reçu la labellisation mémorielle exceptionnelle «MEMOIRES et LIBERTE » et a été placée par Monsieur le Ministre des Anciens Combattants sous son haut patronage.
Monsieur le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a accepté d'être le parrain du Rennes Airshow® 2014.
RENNES AIRSHOW® 2014 sera dédié à la mémoire du Colonel Diego SANTA, Grand Officier de la Légion d'Honneur et ancien commandant du GALAT n°3 à Saint-jacques de la Lande de 1966 à 1968. 

Programme :
Samedi 20 septembre de 13h00 à 19h00 :
Blériot XI, Stampe SV4, hélicoptère Sea King, EC135, Fokker DR1, Nieuport 28, Bücker 131 Jugman, Extra 260 (Eddy Dusseau), Breitling Wing Walkers, Piper L18 et L19, Nord 3202, Spitfire, EC120 Colibri, TBM700, P51 Mustang, Extra 330 de l'EVAA, Patrouille de France, Corsair, Sea Fury, Klemm 35D et Rafale Solo Display.

Dimanche 21 septembre de 10h00 à 19h00 :
Départ de la Patrouille de France, Biplan HATZ, départ du C160 Transall, Blériot XI, Stampe SV4, EC135, Bücker 131 Jugman, Klemm 35D, Spitfire, Sea Fury, Piper L18, Piper J3, Nord 3202, Morane Saulnier MS760 Paris,  Extra 260 (Eddy Dusseau), TBM700, Rafale Marine, EC120 Colibri, Breitling Wing Walkers, Fokker DR1,  arrivée des "Red Arrows" (Royal Air Force), Nieuport 28, hélicoptère Sea King, Corsair, Rafale Solo Display, Extra 330 de l'EVAA, Piper L18, P51 Mustang, "Red Arrows" (Royal Air Force).

Infos pratiques :
Tarif : 10€/jour gratuit pour les moins de 12 ans
Le programme 3 €
Parking Gratuit
Ouverture du terrain : 12h00 le samedi 20 et 09h30 le dimanche 21 septembre

Informations :
Aéroclub Rennes Ille-et-Vilaine : http://www.acriv.org/

samedi 13 septembre 2014

Meeting aérien Des Étoiles et des Ailes à Toulouse-Francazal 2014

Affiche dessinée par Bernard Cadène
1er meeting aérien Des Étoiles et des Ailes
Toulouse-Francazal
21 septembre 2014

Créée en 2010 avec comme perspective l’ouverture du musée Aeroscopia  sur l'aéroport de Toulouse-Blagnac, l’Association des Étoiles et des Ailes est née de la volonté de diffuser une culture artistique et scientifique en lien avec l’aéronautique et le spatial.
Le festival Aérospatial Des Étoiles et des Ailes réunit pendant quatre jours en novembre depuis 2010, petits et grands, amateurs, néophytes et passionnés autour d’animations, de projections de films, de conférences et d’un salon du livre et de la bande-dessinée.
Le 21 septembre 2014, le 1er meeting aérien Des Étoiles et des Ailes se déroulera à l’aéroport de Toulouse-Francazal piste historique de l'aviation française.
Cette journée exceptionnelle vous proposera d'admirer au plus près 80 avions en statique et de rencontrer mécaniciens et pilotes. Vous pourrez aussi voir les démonstrations  de voltige sur Extra 330 de Catherine Maunoury, directrice du Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, double championne du monde de voltige aérienne et de Aude Lemordant, championne du monde de Voltige aérienne 2013 et championne de France 2014.
Vous pourrez également assister aux démonstrations en vol d'appareils d'hier et d'aujourd'hui avec en exclusivité dans un même meeting : La Patrouille de France et La Patrouille Breitling Jet Team
Le meeting sera commenté par Frédéric Beniada  journaliste "aéronautique et défense" à France Info et France Inter. Pilote d'avion, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, Concorde, Boeing 747 et Falcon 7X.

Programme :
09h00 ouverture de la plateforme au public
09h-19h00 : Exposition statique de près de 80 avions en statique
12h30-19h00 : Démonstrations en vol

Plateau en vol :
Parachutistes, Antonov 2, cricri, Dornier DO27, Cessna 195, Stampe SV4, CAP10, EXTRA 330 de EVAA, Morane G (qui a traversé la Méditerranée), Nieuport 17, Breguet 14, PT17 Stearman, Yak11, P51D Mustang, Skyraider, MD312, Planeur, PAF, Noratlas, Famille airbus A400M, ATR, Breitling Jet Team, T6 ZERO, ATR42/600, Hélicoptère, OV10 Bronco, Breguet Alizé, DC3, largage de charges à partir d’un avion cargo.

Informations pratiques :
Entrée : 10€, gratuit pour les moins de 12 ans
Billets en vente : http://www.desetoilesetdesailes.com/fr/meeting-aerien/billetterie
Parking sur le site de Francazal
Navettes TISSEO gratuites de puis le metro Basso Cambo et parking Carrefour Portet sur Garonne à partir de 11h00
Navettes gratuites depuis Thales Alenia Space à partir de 11H00

Informations :
Meeting de Toulouse-Francazal : http://www.desetoilesetdesailes.com/fr/meeting-aerien
Des Étoiles et des Ailes : http://www.desetoilesetdesailes.com/
Aeroscopia : http://www.aeroscopia-blagnac.fr/
Bernard Cadène : http://www.bernardcadene.com/
La Patrouille de France : http://www.patrouilledefrance.fr/
La Patrouille Breitling Jet Team : http://www.breitling-jet-team.com/fr/

vendredi 12 septembre 2014

Il y a 100 ans : la première victoire aérienne de l’histoire mondiale de l’aviation

La victoire aérienne remportée le 5 octobre 1914 par le pilote Joseph Frantz et l’observateur Louis Quenault, vue par l’artiste Paul Lengellé (fait « peintre officiel du ministère de l’air » en 1936).
C’est dans le ciel de la Champagne que, il y aura tout juste cent ans dans quelques jours, s’est déroulée la première victoire aérienne de l’histoire mondiale de l’aviation, événement fondateur que la Marne, comme l’Armée de l’air, s’apprêtent à célébrer. Dans la matinée du 5 octobre 1914, un appareil allemand était en effet abattu par un biplan français à quelques kilomètres au nord-ouest de Reims.

Le Voisin type III (1) immatriculé V89 qui décolle du terrain de Lhéry (2) dans la Marne, lieu de stationnement de l’escadrille V 24 (3), au petit matin du lundi 5 octobre 1914 a reçu pour mission la reconnaissance et le bombardement d’une concentration de troupes allemandes signalées à proximité de Reims, un peu au nord du fort de Brimont. Piloté par le sergent Joseph Frantz (4) assisté de l'observateur – et mitrailleur – Louis Quenault (5), le frêle biplan parvient sans dommage au-dessus de son objectif et réussit à y larguer les six bombes qu’il a embarquées – des obus de quatre-vingt-dix millimètres empennés. Le feu nourri de l’ennemi oblige toutefois le pilote de l’avion à entreprendre une manœuvre de dégagement pour se mettre hors de portée de l’adversaire ; mais l’appareil n’a pas été endommagé et reprend la direction du terrain de Lhéry. Néanmoins, son pilote entend lui faire faire un petit détour : un survol de la vallée de la Vesle, au-dessus de laquelle il espère rencontrer un avion ennemi, ce qui lui permettrait de faire usage de l’arme dont son appareil a été équipé. Celui-ci appartient en effet à la seule formation ayant armé ses avions : la susdite V 24 (6). Une escadrille qui, à l’initiative du capitaine André Faure qui la commande et du constructeur Gabriel Voisin, a doté ses six biplans d’une mitrailleuse Hotchkiss de 7,7 millimètres de calibre (7).

Le même matin, le sergent Wilhelm Schlichting (8), pilote, accompagné de l'oberleutnant Fritz von Zangen (9), observateur, a lui aussi reçu l’ordre de s’envoler et a décollé de son terrain situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Reims à bord de son Aviatik B.I (10), un biplan certes robuste mais un peu plus lent et bien moins manœuvrable que le Voisin. Chargé d'une reconnaissance qu’il a dû effectuer dans le secteur de Fismes, l’appareil a rempli avec succès sa mission et survole sur le chemin du retour la vallée de la Vesle, à quelque mille cinq cents mètres d’altitude.

Volant un peu plus haut, à deux mille mètres d'altitude, et scrutant attentivement l’horizon, Joseph Frantz aperçoit soudain un minuscule point volant cinq cents mètres plus bas que lui, en avant et sur sa gauche, à environ quarante-cinq degrés (11). Un avion ? Vraisemblablement... Frantz, qui veut en avoir le coeur net, met alors plein gaz et pique en direction de son objectif ; poussant le moteur de sa machine à son maximum, il gagne peu à peu en vitesse, passant de quatre-vingt-dix à plus de cent vingt kilomètres à l’heure. Le pilote français doit bientôt se rendre à l’évidence : ce qui a retenu son attention quelques instants plus tôt est bien un avion, de surcroît un appareil allemand : un Aviatik qui, sa mission accomplie, se dirige en direction de son terrain.

Remerciant la providence, Frantz réalise qu’il tient enfin l’opportunité à laquelle il n’osait plus croire. Aussi sa décision d’engager le combat sera-t-elle rapidement prise. N’a-t-il pas une parfaite maîtrise de son appareil ? Ne connaît-il pas la vulnérabilité de l’Aviatik contre une attaque par l'arrière, l’observateur se trouvant sur ce type d’appareil « coincé » à l’avant du poste de pilotage, entre le pilote et l’hélice ?


Deux aviateurs auréolés de gloire : Joseph Frantz (à gauche) et Louis Quenault (à droite), photographiés le 9 octobre 1914 sur le terrain de Lhéry (Marne). Les deux hommes viennent d’être décorés, respectivement, de la Légion d’honneur et de la médaille militaire par le colonel Ganter commandant l’aéronautique de la Ve Armée.
Fort de son accélération, l’avion français s’approche rapidement à une centaine de mètres de l’ennemi ; un peu trop vite et pas assez discrètement sans doute puisque l'équipage du Voisin voit soudain l'Aviatik virer brutalement à gauche et accélérer pour tenter d’échapper à son adversaire. Seule alternative pour les Français : couper le virage décrit par l'avion allemand, en dépit des risques représentés par la pénétration dans l'angle de tir de l'observateur allemand. Un observateur qui, d’ailleurs, armé d’une carabine automatique à répétition, en profite aussitôt pour faire feu sur son assaillant, manquant toutefois sa cible. Fort heureusement, Joseph Frantz parvient à repositionner son appareil et le place à moins de cinquante mètres en arrière de l’avion allemand. À Louis Quenault, maintenant, de s’appliquer dans son tir et d’abattre l’appareil ennemi ! Celui-ci, appuyé sur sa mitrailleuse montée sur un trépied métallique, fait feu avec calme, préférant le coup par coup au tir en rafale afin d'éviter l'enrayage de son arme ; l’exercice est d’autant plus aisé que l'ennemi, qui tente bien de se dérober en virant continuellement, ne parvient pas à se dégager du Voisin. Les tirs du Français ne faiblissent pas, seulement interrompus une fois les vingt-cinq premiers coups tirés par la nécessité de changer de chargeur. Mais soudain, ce que Louis Quenault redoutait se produit : voilà que la quarante-septième cartouche enraye la mitrailleuse et la rend inutilisable... Le combat, dominé jusque-là par les Français, va-t-il tourner à l’avantage de l’ennemi ? Non ! Par chance, plusieurs balles ont atteint leur cible... En effet, alors que Louis Quenault a déjà commencé le démontage de la culasse de l’arme pour tenter de réparer, voilà que l'Aviatik, soudain, se cabre (12), puis retombe sur le dos et se met à adopter des mouvements totalement incohérents, suivant une trajectoire désordonnée. L'appareil, dont le pilote est blessé ou inconscient – et même peut-être mort –, n’est visiblement plus contrôlé... Peu après, l’essence embarquée prend feu. L'appareil pique vers le sol en tourbillonnant comme une feuille morte et, à l’issue d’une chute vertigineuse, vient s'écraser dans les marécages de la vallée de la Vesle, à proximité des villages de Jonchery-sur-Vesle et de Muizon.

Suivi à distance par des milliers de spectateurs – les combattants des deux camps terrés dans leurs tranchées respectives –, ce combat d’une quinzaine de minutes soulèvera l’enthousiasme des combattants français. Des combattants qui répondront au bruit sourd du crash de l’avion par une longue ovation. Sur les lieux du crash déferleront un grand nombre de curieux guidés par le nuage de fumée noire provenant de l’appareil en flammes. Puis des fantassins arriveront, qui extrairont des décombres de l’Aviatik les corps partiellement calcinés des deux Allemands (13). Un groupe d'officiers s'approchera alors, parmi lesquels le général Louis Franchet d'Espèrey (14) commandant la Ve armée, qui a personnellement assisté au combat et qui ordonnera leur mise en terre avec les honneurs militaires (15). Ayant pu atterrir à peu de distance du lieu du crash, les deux aviateurs français tenteront de gagner le point de chute à travers les marécages, ce qu’ils feront sous les acclamations. Parvenus sur les lieux, ils y apprendront que les corps des aviateurs allemands ont été retrouvés, chacun, transpercés de plusieurs balles, ce qui les rassurera : du moins ont-ils échappé à d'horribles souffrances. Le général Franchet d'Espèrey promettra alors de décorer Joseph Frantz et Louis Quenault, qui recevront quelques jours plus tard, respectivement, la croix de chevalier de la Légion d’honneur et la médaille militaire (16).

Vers onze heures, les deux Français s’envoleront pour rejoindre leur terrain de Lhéry, satisfaits d’avoir fait leur devoir... et fiers d’avoir remporté la toute première victoire aérienne de l’histoire mondiale de l’aviation. De retour sur l’aérodrome, où l’on s’est inquiété de ne pas voir rentrer l’appareil, les deux aviateurs feront connaître la grande nouvelle : « Nous l’avons eu, notre Boche ! ». Dans les jours qui suivront, deux « reliques » leur seront rapportées des lieux du crash : d’une part un morceau déchiqueté du moyeu de l’hélice de l’Aviatik (17) et, d’autre part, un lourd pistolet bi-canon en cuivre et bois (gravé au pointeau de l’inscription « B 114 »), arme vraisemblablement utilisée par l’équipage allemand pour lancer des fusées servant au réglage de l’artillerie.

Cette victoire aérienne fondatrice, les deux aviateurs français ne devaient jamais l’oublier. Pas plus que le constructeur du biplan, Gabriel Voisin, qui, bien que ne l’ayant pas « vécue », déclarera bien des années plus tard : « J’ai souvent pensé à ces deux enfants que j’ai tués avec une préméditation absolument inhumaine, car c’est moi qui avais conçu cet avion meurtrier, et cet armement presque démesuré pour notre machine. »

Auteur : Frédéric Lafarge, ancien conservateur du Musée de la base aérienne 112 et de l’aéronautique locale (Reims). Septembre 2014.

Sources : fonds d’archives du Musée de la BA 112 et de l’aéronautique locale (actuel Musée de l’aéronautique locale de Bétheny).


Notes explicatives :

(1) : Bombardier dérivé du Voisin I construit par l’entreprise Voisin Frères de Billancourt (premier vol effectué en février 1914). Motorisation : moteur Salmson en étoile refroidit par eau animant une hélice propulsive. Dimensions : 14,75 m (envergure) x 9,50 m (longueur) x 2,95 m (hauteur). Surface alaire : 49,7 m². Vitesse maximale : 115 km/h (à altitude zéro). Plafond opérationnel : environ 3 500 m. Masse à pleine charge : 1 350 kg (à vide : 950 kg). Armement : une mitrailleuse Hotchkiss de 7,7 mm. Équipage : deux passagers (pilote à l’arrière, mitrailleur à l’avant).
(2) : Commune du canton de Ville-en-Tardenois dans l’arrondissement de Reims.
(3) : Escadrille dotée de six appareils commandée par le capitaine André Faure.
(4) : Né le 7 août 1890 à Beaujeu (Rhône) et décédé le 12 septembre 1979 à Paris, à l'age de quatre-vingt-neuf ans. Repose au cimetière de Montparnasse dans le 14e arrondissement de paris.Koseph Frantz, grand officier de la Légion d'honneur, était titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre 1914-1918 et de la médaille de l'Aéronautique.
(5) : Né le 2 octobre 1892 à Paris, décédé à Marseille le 26 avril 1958. Repose à Peyruis (Alpes-de-Haute-Provence).
(6) : Particularité s’expliquant par le fait que les aviateurs des deux camps bénéficient dans les premières semaines de la guerre d’une « impunité tacite », les états-majors excluant tout combat entre avions, comme en témoigne notamment une communiqué du quartier général allemand daté du 1er octobre 1914 : « Ainsi que l’expérience l’a démontré, un véritable combat dans les airs, comme l’ont décrit les journalistes et les romanciers, doit être considéré comme un mythe. Le devoir de l’aviateur est de voir et non de combattre. »
(7) : Mitrailleuse qui a été équipée d’un sac permettant de récupérer les douilles éjectées lors du tir, de manière à ce qu’elle ne puissent aller heurter l’hélice en rotation.
(8) : Wilhelm Schlichting, âgé de vingt-trois ans, était né à Altendorf le 8 août 1891. Il était le fils de Claus-Heinrich Schlichting, cordonnier, et de Johanna-Augusta-Sophia née Krey.
(9) : Fritz von Zangen, âgé de trente et un ans, était né à Darmstadt (Hesse) le 4 mars 1883.
(10) : Avion de reconnaissance construit par Aviatik Automobil und Flugapparatefabrik
entreprise fondée en 1910 à Mulhouse et transférée dès 1914 à Fribourg-en-Brisgau . Mise en service : 1914. Motorisation : moteur Mercedes D.I à six cylindres en ligne à refroidissement liquide animant une hélice tractive. Dimensions : 13,97 m (envergure) x 8,63 m (longueur) x 3,30 m (hauteur). Vitesse maximale : 105 km/h (à altitude zéro). Plafond opérationnel : environ 2 500 m. Masse à pleine charge : 1 250 kg (à vide : 825 kg). Armement : aucun. Équipage : deux passagers (pilote à l’arrière, observateur à l’avant).
(11) : « Il avait une vue prodigieuse ! » témoignera Gabriel Voisin, parlant de Joseph Frantz. « [Il avait] un excellent esprit, des réflexes étonnants et, surtout, un caractère très pointilleux pour ce qui touchait au fonctionnement de la machine. »
Posture qui, un très court instant, inquiètera Louis Quenault, qui redoutera que le biplan ne percute l’Aviatik, d’où une énergique tape qu’il assènera à son pilote : « Attention ! On va rentrer dedans ! »
(13) : Dépouilles dont seules les jambes sont calcinées, le reste des corps ayant échappé aux flammes.
(14) : Louis Félix Marie François Franchet d'Espèrey, alors général de division, né à Mostaganem (département d’Oran, Algérie) le 25 mai 1856 et décédé à Saint-Amancet (Tarn) le 8 juillet 1942, nommé commandant de la Ve armée le 3 septembre 1914. Il sera élevé à la dignité de maréchal de France en 1921.
(15) : Il fera de plus expédier leurs effets personnels à leurs familles, via la Croix-Rouge. Parmi ces effets figurait une lettre que le lieutenant allemand avait écrit à sa mère et qu’il n’avait eu le temps de poster avant de décoller : « [...] il y a quelques jours, nous avons rencontré un avion ennemi qui nous a tiré dessus [...]. »
(16) : « On me propose pour la Légion d’honneur, ça me paraît beaucoup. » écrira Joseph Frantz, au soir du 5 octobre 1914, dans son petit carnet noir ficelé à l’aide d’un élastique. Ces décorations leur seront remises le vendredi 9 octobre 1914 sur le terrain d’aviation de Lhéry par le colonel Ganter, commandant l’aéronautique de la Ve armée. La différence de « traitement » entre les deux aviateurs s’explique par le fait que Joseph Frantz possédait déjà la médaille militaire, décoration qui lui fut remise une quinzaine de jours plus tôt « pour l’ensemble des services rendus par lui depuis le début de la campagne ». Joseph Frantz et Louis Quenault seront cités au Journal officiel de la République française du dimanche 18 octobre 1914 et le texte de la citation de Frantz sera ainsi libellé : « Par décision ministérielle en date du 13 septembre 1914, la médaille militaire a été conférée au sergent Frantz, pilote aviateur, pour l'ensemble des services rendus par lui depuis le début de la campagne. En particulier, le sergent Frantz, au mois d'août dernier, avait réussi, sous le feu de l'infanterie et de l'artillerie de la garnison de Metz, à lancer deux obus sur les hangars d'aérostation de Frescati. Le 5 octobre dernier, ce même sous-officier, accompagné du mécanicien tireur Quenault, a poursuivi un aéroplane et réussi à abattre un avion allemand en reconnaissance dans les lignes françaises. Le général commandant en chef lui confère la croix de chevalier de la Légion d'honneur et décerne au mécanicien Quenault la médaille militaire. »
(17) : Pièce de bois rougeâtre portant l’inscription « Heine Berlin ».